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Google s'explique sur la fin de Reader, et veut mieux contrôler nos lectures

Ça, c'est bon pour toi mon enfant

Alors que Reader ferme ses portes dans trois semaines, Google a décidé de revenir sur cette décision et ses raisons. La difficulté de monétiser le service n'est pas évoquée, puisque le point de vue du géant de Moutain View est simple : la consommation des contenus n'a plus rien à voir avec ce que proposait Reader. Il faut donc la réinventer... pour mieux la contrôler ?

Dans un peu plus de trois semaines, ce sera la fin de Reader. Lorsque Google a annoncé sa décision, il ne l'a pas vraiment justifié outre mesure. On pouvait alors penser que la quasi-absence de publicité était un problème, tout comme l'exploitation de son API par des tas d'applications sans que le moindre dollar ne revienne dans les poches de la société... mais ce n'est pas l'explication officielle. Dans un entretien avec Wired, Richard Gingras qui gère les produits sociaux et en relation avec l'actualité chez Google a une tout autre vision des choses.

Le flux RSS est mort, vive la prédiction de vos centres d'intérêts

La façon dont nous consommons l'actualité n'est ainsi plus du tout la même qu'en 2006. Multiplier les sources de flux RSS, pour faire défiler l'ensemble des contenus produits et choisir nous-même ce qu'il nous plaît de lire, ce n'est plus ce que cherche l'utilisateur, donc. Ceci est l'ancien modèle que la société a décidé de laisser à d'autres tels que Feedly. Nous attendrions en effet de Google que l'on nous mette sous le nez les contenus qui nous intéressent. Pour cela, rien de plus simple : il suffit à la société de croiser les éléments qu'elle connait sur nous, nos précédentes lectures, nos +1 sur son réseau social, nos recherches, etc. Elle saura ainsi ce qui est bon pour vous.

 

Feedly

Feedly met en avant des contenus par pertinence « sociale » : les plus partagés d'abord

 

Nous avons déjà traité de la problématique de ce type de comportement, qui freine la découverte et l'esprit de contradiction. En effet, que se passerait-il si un utilisateur ayant une sensibilité de gauche ne voyait plus aucun contenu opposé lui être soumis, et inversement ? Pour assurer la pertinence d'un tel système, il faudra donc continuer de l'abreuver en informations, même les plus intimes, et accepter de se détacher de toute volonté de choisir.

 

En effet, les flux RSS nous imposaient de choisir nos sources d'informations, mais aussi les éléments que l'on souhaitait lire ou non. Si proposer un tri par pertinence personnelle ou générale est une bonne chose, qui aurait pu être rajoutée à Google Reader, tout comme une meilleure découverte des sources, mettre fin à toute autre forme de fonctionnement est un problème. 

Pour une même information, quelle source sera choisie ? Les partenaires d'abord ?

L'autre problématique que soulève un tel discours concerne le choix des dites sources. Si l'algorithme du moteur de recherche est parfois critiqué pour les choix de son équipe concernant ce qui est bon ou non pour l'internaute, notamment lorsqu'il s'agit de qualité de contenu et de services concurrents aux siens, ce n'est pas le cas qui soulève le plus d'interrogations. En effet, Google Actualités est aussi un mystère pour de nombreux éditeurs. Qui est mis en avant et pour quelles raisons ? Les sites qui utilisent les publicités de Google, ses services, ou les partenaires du géant du web sont-ils favorisés ?

 

google news

Google Actualités : quel choix pour les sites mis en avant ?

 

Tant de questions qui restent sans réponse et qui peuvent pourtant préfigurer d'une capacité de censure importante concernant l'information. Si Google veut effacer un site de la vie des internautes, il le peut, tant que ceux-ci exploitent ses services qui sont majoritairement utilisés. Cette position devrait lui imposer des devoirs de transparence qui ne sont pas encore de mise, ce que l'on ne peut que regretter.

L'information à la demande selon Google : quel financement, quelles garanties ?

Selon le discours de Gingras, le remplaçant de Google Reader pourrait prendre la forme d'un mix entre Now et Flux d'actu, qui vous permettra de picorer l'actualité au fil de la journée et des évènements plutôt que lors de séances de lectures intensives, le soir, au fond du canapé. On ne sait pas encore si derrière tout cela se cache ou non une volonté de monétisation. Tout laisse à penser que oui, Google ayant décidé d'aider la presse Belge à déployer une plateforme de paiement commune, et une partie de la presse française (IPG) à se « moderniser », on imagine qu'il s'agira de la pièce finale du puzzle.

 

Google+ Mai 2013

Google+ : le premier exemple de ce qui nous attend pour la consommation de contenus demain ? 

 

Pour le moment, certains médias publient néanmoins gratuitement leur contenu complet dans Google Flux d'actu, sans la moindre publicité. Il sera intéressant de voir, si, dans ce futur de l'information sélectionnée par la société de Mountain View, ces sites auront une place de choix, ou s'ils seront traités de manière égale.


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