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Le géant du Net édicte 15 principes, semble-t-il en réaction au Règlement général sur la protection des données (RGPD), appliqué en Europe depuis le 25 mai.

Ces principes, listés comme des mantras pro-consommateurs, ressemblent pourtant à des allègements des obligations du RGPD. Globalement, les entreprises devraient limiter le risque lié aux données personnelles, informer les utilisateurs et subir des contraintes « raisonnables » sur leurs opérations.

Pour autant, hors de questions d'imposer aux sociétés un contrôle fin des utilisateurs sur leurs données… Pour leur propre bien. « Imposer aux individus de contrôler chaque aspect du traitement des données peut créer une expérience complexe qui éloigne l'attention des éléments importants, sans grand bénéfice », assène Google.

L'accès et la rectification des données restent heureusement une obligation, déjà imposée par la loi Cnil de 1978 en France.

Google réclame un espace pour l'innovation, en considérant les nouveaux traitements légaux par défaut. En échange, les sociétés sont censées juguler elles-mêmes les risques. La demande vient d'une société sanctionnée par la Cnil en 2014 pour ses croisements de données entre services, insuffisamment signalés aux internautes.

Le groupe veut différencier le contrôleur des données (le service en contact avec l'utilisateur) des sous-traitants. Pour ces derniers, Google veut des responsabilités « basiques ». Les entreprises devraient pouvoir passer par des sous-traitants qualifiés pour un surcoût modique.

Elle réclame en outre « une définition flexible des données personnelles », qui pourraient exclure les données agrégées, anonymisées ou pseudonymisées, au choix des législateurs. Ces derniers devraient définir clairement les obligations liées à chaque catégorie.

Le document demande aussi à retrouver la territorialité des lois sur la vie privée. La pique vise le RGPD, qui touche toute entreprise traitant des données de résidents européens, peu importe où son siège se situe. Un affront pour de nombreuses entreprises américaines, peu habituées à ce que l'extraterritorialité aille dans ce sens.

« L'extraterritorialité est un obstacle inutile à la croissance de nouvelles activités et crée des conflits de lois entre juridictions » estime le groupe, qui s'engage en parallèle pour la libre circulation des données.

Google anticipe la volonté d'États américains de suivre la voie européenne, les membres du Congrès répétant leur jalousie du cadre communautaire lors des auditions de Mark Zuckerberg en avril. La Californie a d'ailleurs passé une première loi a minima


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À découvrir dans #LeBrief

Voilà une fonctionnalité que possède Chrome depuis sa version 56 : la capacité de figer le défilement vertical d’une page, afin que la lecture ne soit pas perturbée, quels que soient les éléments qui pourraient être chargés ensuite.

Il existe un brouillon en préparation au W3C pour une solution commune, mais on est encore loin de la recommandation. En attendant, l’absence d’ancrage est visible dans Firefox, puisqu’après le chargement d’une page, les paragraphes de texte peuvent tout à coup se décaler vers le haut ou le bas si des images (ou des publicités) venaient à être chargées ensuite.

Selon une entrée dans Bugzilla, la fonction est enfin prévue pour la version 66. Si l’actuel calendrier est maintenu, elle sera disponible le 19 mars, avec une bêta publique environ six semaines avant. Les testeurs aventuriers peuvent cependant essayer l’ancrage via la branche Nightly, au prix d’une éventuelle instabilité.

Google a annoncé hier soir qu’un petit coup de peinture allait être appliqué sur ses services.

Aucune nouveauté fonctionnelle ne sera à noter, juste une série d’évolutions graphiques qui les rapprocheront de Gmail et Agenda : polices maison et « hautement lisibles » (tout le monde ne sera pas d’accord), nouveaux contrôles (boutons, boîtes de dialogue, barres…) plus cohérents, iconographie se voulant plus lisible et précise.

Pour l’instant, ce déploiement ne concerne que les clients payants de la G Suite, selon deux cycles : à partir du 15 janvier et pendant deux semaines pour les domaines Rapid Release, puis les autres à compter du 11 février.

Aucune action ne sera à entreprendre pour les administrateurs, qui ne pourront pas s’y opposer non plus. Rien n’est dit pour l’instant pour les utilisateurs gratuits, mais on imagine qu’ils finiront eux aussi par être concernés. On imagine mal Google maintenir deux designs en parallèle.

« Conflits d’intérêts, marchands de doute, influence des fondations privées… de nombreux phénomènes sont susceptibles de brouiller le discours scientifique », explique le Centre national de la recherche scientifique en guise d'introduction.

Afin de faire le point sur cette question, le CNRS a posé plusieurs questions à Mathias Girel, philosophe et spécialiste de l’épistémologie à l’École normale supérieure, dont l'interview est publiée dans son Journal.

Pour Mathias Girel, « il y a un phénomène de surenchère qui consiste à survendre des avancées scientifiques dans certains médias, même sérieux ». Il revient également sur le cas des études scientifiques qui peuvent dirent une chose et son contraire : « Pour expliquer le cancer du poumon, [les cigarettiers] ont tout simplement financé des recherches sur d’autres causes que la fumée de cigarette ».

La longue interview est disponible par ici. Pour rappel, nous sommes également revenus sur cette délicate question dans l'un de nos éditos.

Alors que Qwant a dévoilé son service Maps il y a peu, exploitant Open Street Map (OSM) et de nombreux services open source, l'Américain fait le choix inverse en se tournant vers le père des iPhone.

Il vient en effet d'annoncer que son service de cartographie intégré aux résultats ne se reposait plus sur OSM mais sur le framework MapKit JS d'Apple, aussi bien sur les appareils mobiles que les machines de bureau.

De quoi proposer de meilleurs résultats dans les adresses, points d'intérêts, images par satellite ou même plus simplement du rendu visuel.

La société, qui s'est construite autour de la préservation de la vie privée et des données personnelles, affirme qu'aucune donnée identifiante telle que l'IP n'est fournie à Apple ou d'autres.

Les données de recherche sont, elles, immédiatement détruites après avoir été utilisées pour afficher le résultat, assure DuckDuckGo.

Pour rappel, le moteur de recherche est proposé depuis quelque temps déjà au sein de l'OS d'Apple, qui ne laisse pas de choix ouvert sur le sujet. Il est par exemple toujours impossible d'y utiliser Framabee ou Qwant.

DuckDuckGo indique traiter désormais 30 millions de requêtes par jour.