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« Les autorités américaines doivent abandonner toutes les accusations d’espionnage et autres chefs d’accusation visant Julian Assange dans le cadre de la demande d’extradition qu’elles ont déposée, afin de permettre sa libération rapide ».

Amnesty International lance un nouvel appel alors que l’audience d’extradition s'ouvre à Londres ce 24 février. « Si ces accusations ne sont pas abandonnées, les autorités britanniques doivent veiller à ce que Julian Assange ne soit pas extradé vers les États-Unis, où il serait exposé au risque de subir de graves violations des droits humains ».

L’intéressé risque outre-Atlantique jusqu’à 175 ans de prison, en raison de la publication de documents secrets sur Wikileaks « qui pointaient de possibles crimes de guerre commis par l’armée américaine ». Pour l’ONG, « ce n’est rien de moins qu’une vaste offensive contre le droit à la liberté d’expression ». 

Elle craint un effet dissuasif chez les journalistes qui viendraient à révéler de nouvelles pièces, et avant tout un procès inique aux États-Unis. Amnesty International a lancé une pétition mondiale pour réclamer l’abandon de ces accusations.

De son côté, Éric Dupond-Moretti, avocat français chargé de la défense d’Assange, va déposer officiellement une demande d’asile politique.


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