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L'histoire est connue depuis des mois : le gouvernement américain affirme à qui veut l’entendre que Huawei présente un risque de sécurité pour le déploiement de la 5G. Il encourage fortement ses partenaires à ne pas acheter d’équipements chinois.

Stéphane Richard avait d’ailleurs sa petite idée sur la question : les parts de marché de Huawei sont « nulles aux États-Unis (ça n’étonnera personne), ce qui explique au passage pourquoi les Américains sont très virulents contre les Chinois : le fait de bannir les Chinois ne les pénalise pas ».

La question des preuves est souvent revenue sur le devant de la scène mais, problème, nous n’en avons pour le moment pas vu la moindre. Un quotidien allemand affirmait récemment que son pays en avait obtenu, mais sans préciser lesquelles ou leur nature.

Aujourd’hui, c’est au tour du Wall Street Journal d’affirmer que des preuves existent, suite à un entretien avec le conseiller à la sécurité nationale (Robert O’Brien). Ce dernier affirme au passage que « Huawei est secrètement capable d’accéder à des informations sensibles et personnelles dans les infrastructures qu’il gère et qu’il vend partout dans le monde »… mais là encore sans dévoiler plus d’informations.

Réponse du berger à la bergère, Huawei a publié un communiqué et attaque bille en tête les États-Unis : « Comme en témoignent les fuites de Snowden, ils accèdent secrètement aux réseaux de télécommunications du monde entier, espionnant d'autres pays depuis un certain temps », évoquant le cas du suisse Crypto AG pendant la seconde guerre mondiale.

Le chinois enchaîne : « Les allégations américaines selon lesquelles Huawei utilise l'interception légale ne sont qu'un écran de fumée, elles n'adhèrent à aucune forme de logique dans le domaine de la cybersécurité. Huawei n'a jamais et n'accèdera jamais secrètement à des réseaux de télécommunications, et nous n'avons pas la capacité de le faire ». 

Le sujet n’en reste pas moins sensible, car plusieurs pays ont d’ores et déjà annoncé avoir banni Huawei. En France, les opérateurs doivent demander l’accord de l’ANSSI avant de pouvoir installer des équipements du chinois.


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