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Début janvier, Twitter annonçait l’arrivée d’un programme bêta pour tester de nouvelles fonctionnalités, ce que l’entreprise n’avait pas encore tenté jusque-là.

Ce programme vient d’ouvrir, les utilisateurs intéressés étant invités à s’inscrire via un formulaire très simple. On y indique son pseudonyme, la plateforme principalement utilisée, les langues parlées et écrites ainsi que le pays de résidence.

Ensuite, il ne reste plus qu’à attendre la réception d’un mail sur l’adresse renseignée dans le compte Twitter. Pour rappel, il est bien plus simple de faire tester une bêta sur Android, iOS limitant le nombre de participants à quelques milliers seulement via son infrastructure TestFlight.

Les fonctionnalités à tester sont déjà connues et promettent des débats intenses. Twitter réfléchit en effet à changer la présentation des réponses dans les tweets, avec un système d’indentation et des bulles dont le design cadrait bien mal avec le reste.

Twitter aimerait également infléchir la recherche perpétuelle d’une célébrité virtuelle et temporaire. Première idée : cacher par défaut le nombre de likes et retweets. Ils n’apparaissent que lors d’une action sur le tweet, comme Répondre.

L’entreprise a déjà précisé le mois dernier que ces ajouts seront modelés au cours des mois par les retours des utilisateurs. Twitter oblige, il y a fort à parier qu’une tempête se prépare sur la question.

Notez que si vous êtes accepté dans le programme, vous serez invité à télécharger une application dédiée, qui ne remplacera donc pas l'officielle.


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À découvrir dans #LeBrief

Une équipe de quatre chercheurs de l'Institut supérieur coréen de la science et de la technologie (KAIST) a publié le résultat de ses travaux sur la sécurité des connexions LTE. Bilan ? 51 failles, dont une trentaine de nouvelles, beaucoup pouvant faciliter les attaques DDoS.

Ces vulnérabilités ont été découvertes avec la technique du fuzzing, qui consiste à envoyer dans une application ou un service une grande quantité de données aléatoires afin d’examiner le comportement en sortie.

L’équipe du KAIST a d’ailleurs bâti pour l’occasion son propre « fuzzer », baptisée LTEFuzz. Objectif, bombarder un réseau mobile de connexions malveillantes. Les brèches détectées résident autant dans la conception même du protocole LTE que dans son implémentation par les constructeurs.

Les chercheurs indiquent avoir averti toutes les entreprises concernées au sein du 3GPP et de la GSMA, ainsi que les constructeurs. Au vu de l’éventail des failles trouvées, ils estiment qu’au moins plusieurs d’entre elles sont toujours exploitables à l’heure actuelle.

Les conséquences concrètes peuvent aller de l’envoi de SMS frauduleux au blocage des appels entrants sur un appareil, en passant par l’écoute du trafic, la déconnexion des utilisateurs d’un réseau mobile et la perturbation de stations de base.

Les chercheurs considèrent en outre que leur outil reste parfaitement opérationnel sur la 5G NSA (Non-Standalone) tant que certaines implémentations du LTE sont actives. La question reste entière pour la « vraie » 5G.

Notez que les découvertes régulières de failles dans les réseaux 3G et 4G ont été un moteur prépondérant dans l’élaboration de la 5G. Cette dernière n’est pas pour autant sans défaut, comme l’a montré l’actualité récente.

Ce matin, sur France Inter, Jean-Marie Cavada a qualifié pour sa part les Gafa de « terroristes Pac-Man », voulant manger l’argent de la culture, sans vouloir payer. Il les a accusées de « corruption », de mensonges sur le thème de la directive sur le droit d’auteur (1’06’10).

Google aurait ainsi payé 300 euros « beaucoup » d’opposants venus manifester dans la rue ce week-end. En réalité, le groupe de défense des droits numérique EDRi a pris en charge une partie des frais supportés par quelques militants venus rencontrer des eurodéputés quelques semaines avant ces manifestations. Une douzaine de personnes étaient concernées (voir cet article de TechDirt ou sur Medium)

Cavada s’en est pris aussi à Wikipédia. Le site encyclopédique a fait campagne contre le copyright « avec l'argent de Mozilla, c’est-à-dire la fondation de Google », assure-t-il. France Inter ne l’a pas une seule fois contredit.

Alors que la directive sur le droit d’auteur passera aujourd’hui au vote en plénière au Parlement européen, le site allemand FAZ a révélé une drôle de cuisine interne entre la France et l’Allemagne.

Cette dernière aurait échangé son accord sur la directive Droit d’auteur contre un soutien français sur le projet de gazoduc Nord Stream 2.

Pour mémoire, l’Allemagne s’était d’abord battue pour une solide exception au profit des PME, afin de leur éviter les obligations pesant sur les géants du numérique. Finalement, elle a rejoint les positions françaises, nettement plus nuancées.

Selon FAZ, ce changement de cap serait consécutif à un accord négocié avec la France sur le gazoduc qui reliera la Russie et nos voisins d’outre-Rhin via les eaux territoriales de cinq pays. Et c’est l’Allemagne qui a été chargée de mener les négociations avec Gazprom.

En juin dernier, France Télévisions s'associait à M6 et TF1 pour lancer une plateforme commune de vidéos par abonnement. Une initiative qui avait été saluée par le CSA.

Aujourd'hui, l'Autorité de la concurrence annonce qu'elle va procéder à l'examen de Salto, en rappelant que la plateforme « a vocation à proposer les chaînes de la TNT en clair (flux en direct et télévision de rattrapage) ainsi qu'une offre de services de vidéos à la demande ».

L'ADLC explique que « la Commission européenne a considéré que l'Autorité française était la mieux placée pour étudier cette opération de concentration, au regard notamment de l'impact de cette opération sur le marché national et de l'expérience de l'Autorité dans ce secteur ».

Cette opération de renvoi entre la CE et l'ADLC arrive plusieurs fois par an et n'est pas surprenante. Depuis 2009, 28 opérations ont ainsi été transmises à l'Autorité de la concurrence.

Cette opération avait été annoncée lors de la publication de son bilan annuel. Elle est « proposée à environ 8 100 salariés du Groupe en France et en Italie, vise à associer les collaborateurs aux objectifs stratégiques et au développement d'Iliad ».

Le prix de souscription sera fixé le 21 mai 2019 et « égal au prix de référence diminué d'une décote de 20 % ». La période de réservation est ouverte depuis aujourd'hui et jusqu'au 16 avril 2019, tandis que « le règlement-livraison des actions nouvelles à émettre devrait intervenir le 18 juin 2019 ».

Tous les détails sont disponibles par ici.