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L'organisation britannique réclame des enquêtes aux autorités de protection des données en France, en Irlande et au Royaume-Uni. Elle attaque des courtiers en données (« data brokers », Acxiom et Oracle), des sociétés publicitaires (Criteo, Quantcast et Tapad) et d'évaluation des risques-clients (« credit score », Equifax et Experian).

Parmi eux, Criteo est un géant français du reciblage publicitaire, qui se démène pour sortir d'un modèle à bout de souffle. Equifax est, pour sa part, tristement célèbre pour sa fuite de données qui a mené à la diffusion d'informations de 145 millions d'Américains l'an dernier.

« Nos plaintes visent des entreprises qui, malgré leur exploitation de données de millions de personnes, n'ont pas pignon-sur-rue et sont donc rarement mises en cause » explique Privacy International.

Les plaintes sont fondées sur plus de 50 demandes d'accès aux données d'internautes, ainsi que sur les capacités vantées par ces services. L'ICO britannique aurait déjà ouvert des enquêtes contre Acxiom, Equifax et Experian.

L'organisation estime que ces sociétés ne disposent d'aucune base légale de traitement des données personnelles, au regard du Règlement général sur la protection des données (RGPD) européen.

Ces sociétés ne recueilleraient aucun consentement, argue Privacy International, préférant invoquer l'intérêt légitime à cette collecte.

Cette base de traitement est la plus permissive des six du RGPD, et est utilisée comme une carte joker par les organisations ne voulant pas s'encombrer de l'accord des citoyens. C'est le cas de Lusha, un service de prospection commerciale, qui récupère les coordonnées d'internautes à leur insu (voir notre analyse).

À la mi-septembre, la société derrière le navigateur Brave attaquait Google sur les enchères publicitaires en temps réel, devant les CNIL britannique et irlandaise. Elle estime que le partage de données avec des dizaines de sociétés intervient sans protection adéquate de la vie privée des internautes.


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À découvrir dans #LeBrief

Cette année, la période commerciale s'étendra du  mercredi 26 juin au mardi 6 août. C'est la dernière fois qu'elle durera six semaines. En effet, les soldes d'hiver 2020 seront ramenés à quatre semaines en application de la loi Pacte. 

Comme le rappelle la DGCCRF, « la revente à perte est autorisée pendant ces opérations commerciales », mais « les limitations de garanties sur les soldes sont illégales ». De plus amples informations sont disponibles par ici.

La date nationale du 26 juin (8h) est aussi valable pour les boutiques en ligne, mais quelques départements font exceptions : les soldes débuteront le 3 juillet dans les Alpes-Maritimes et le 10 juillet en Corse. 

Les deux sociétés annoncent « avoir conclu un accord de négociations exclusives en vue de l’acquisition par Capgemini d’Altran dans le cadre d’une OPA amicale à 14 euros par action Altran, payables en numéraire ».

Le montant de la transaction est de 3,6 milliards d'euros, auxquels il faut ajouter 1,4 milliard de dette financière, soit un total de 5 milliards. « Il est prévu que celui-ci soit refinancé au moyen de la trésorerie disponible pour 1 milliard d’euros, et le solde par endettement principalement sous forme d’émissions obligataires ».

Le nouveau groupe revendique un chiffre d'affaires de 17 milliards d'euros avec plus de 250 000 employés. Les ambitions de Capgemini suite à ce rachat sont détaillées par ici. La finalisation de ce rachat est envisagée d’ici la fin de l’exercice 2019.

Les deux conseils d'administration ont déjà approuvé à l'unanimité cette OPA.

Nouvelle version pour Telegram sur Android et iOS, avec un lot d’apports bienvenus.

L’ajout de contacts est ainsi simplifié, particulièrement si l’utilisateur est contacté par une personne avec qui il n’a jamais échangé (l’ajout peut se faire par numéro ou pseudo). Comme sur WhatsApp ou même Twitter, la conversation peut être acceptée ou rejetée. Un bouton permet en outre d’ajouter le contact, même si son numéro n’est pas affiché.

On peut également ajouter des contacts proches géographiquement. Après avoir reçu l’autorisation d’accès, Telegram affiche les personnes dans une liste. Pratique si au cours d’une soirée par exemple on souhaite ajouter une ou plusieurs personnes sans avoir besoin d’échanger les numéros de téléphone.

La géolocalisation peut également servir à créer des groupes locaux. La fonction se destine à tous ceux qui aimeraient discuter en commun d’un évènement ou dans un lieu particulier, par exemple une université.

Dans les groupes justement, il devient enfin possible de transférer l’administration. Cas classique : un utilisateur a créé un groupe dont il ne peut plus s’occuper par manque de temps. Un bouton permet donc le transfert à une autre personne, qui devra bien sûr accepter ce nouveau rôle.

On note enfin quelques petits ajouts dans iOS, comme la prévisualisation du thème avant validation, ou encore différents choix pour l’icône. La fin de Telegram X avait en effet provoqué la colère de ceux qui en appréciaient l’icône noire. Elle fait donc maintenant partie du lot, en plus d’un logo légèrement rafraichi.

Le ministère de l’Intérieur annonce que les échanges transfrontaliers de données relatives aux infractions routières concernent désormais la République d’Irlande et la Suède.

« Ces échanges, qui s’inscrivent dans le cadre fixé par la directive européenne 2015/413 , vont permettre de poursuivre les ressortissants irlandais et suédois qui commettent des infractions routières relevées par radar sur le territoire français » indique le communiqué

Réciproquement, les conducteurs français flashés dans ces pays pourront être poursuivis par les autorités de ces pays. 

Au total, ces échanges de données concernent la Suisse et 19 pays européens : la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Roumanie, l’Italie, le Grand-Duché du Luxembourg, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et le Portugal, outre l’Irlande et la Suède.

Selon les données de la Sécurité routière, « depuis le déploiement des radars vitesse en France, environ 21 % des infractions relevées (50 % en période estivale) concernent des véhicules immatriculés à l’étranger, alors qu’ils ne représentent que 5 % à 6 % du trafic ».

La Commission d’enrichissement de la langue française a ajouté de nouvelles pierres à son édifice destiné à protéger la langue chère à Super Dupont des invasions barbares venues d’au-delà de nos frontières. 

Les amateurs du couple baguette-béret diront à l’avenir « bande dessinée en ligne » plutôt que l’affreux « webcomic ». Les marques en mal de modernité devront s'y faire : « Concept store » sera utilement délaissé au profit de « boutique-concept ». Les « advergames » n’existent plus. On les remplace dorénavant par l’expression « jeu vidéo publicitaire ». 

Vous étiez mordu de « data journalism » ? Vous voilà fan de « journalisme de données », à savoir un « journalisme qui exploite et analyse un très grand nombre de documents, le plus souvent numériques ».

Le « reflowable » n’est plus. Ce « mode d’affichage d’une publication numérique, généralement un livre, qui permet d’adapter la mise en page au terminal de lecture » se dit maintenant « mise en page adaptative ». 

INpactSuivant utilisait un « paywall » pour la plupart de ses actualités. Notre site a un modèle d’affaires reposant maintenant sur le « péage de lecture numérique ».

Adieu la « native advertising », cette « publicité en ligne, intégrée à un site dont elle adopte les codes formels, qui n’est pas toujours signalée comme telle ». Vive la « publicité caméléon » ! 

La liste de ces nouvelles traductions officielles, imposées à l’ensemble des administrations, est accessible sur l’Official Newpaper