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Comme nous l'avions récemment expliqué, l'Association des opérateurs télécoms alternatifs (AOTA) a envoyé une demande à l'Autorité de la concurrence pour savoir s'il est possible de couper en deux Orange : la gestion de l'infrastructure d'un côté, l'opérateur commercial de l'autre.

Par courrier, l’ADLC répond au groupement de 45 petits opérateurs qu'elle ne juge pas utile « de donner une suite favorable à l’étude de cette saisine pour avis consultatif ». L'AOTA « prend acte » de cette décision et « entend désormais saisir également l’Union Européenne sur le même sujet afin de recueillir son avis et d’engager, si nécessaire, les actions correctrices requises ».

L'AOTA n'en démord pas : « Une telle action de régulation a déjà été mise en oeuvre dans plusieurs pays ou secteurs d’activité avec un plein succès ». Sébastien Soriano (président de l'Arcep) n'est pas franchement sur la même longueur d'onde.

Lors d'une interview au Echos, il joue aux questions/réponses : « est-ce que la situation au Royaume-Uni est enviable ? BT a été scindé en deux. Openreach, la partie réseau, en monopole, n'a pas d'incitation industrielle à investir dans la fibre, ni à avoir une qualité de service élevée ».

« En France, si Orange investit massivement dans la fibre, c'est parce qu'il y a intérêt », conclut-il. Le régulateur affirmait récemment que l'opérateur avait déployé près de 70 % des 12,5 millions de ligne fibre en France, mais qu'il reste encore un peu de travail à Orange pour proposer à ses partenaires/concurrents les mêmes outils pour l'installation de la fibre chez les abonnés.

Microsoft et Apple peuvent souffler. La commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale a rejeté hier l’amendement, porté par le député Michel Larive, qui aurait contraint l’Éducation nationale à proposer uniquement des logiciels libres aux élèves.

« La disposition que vous proposez au travers de cet amendement me semble trop générale pour être applicable en pratique, en imposant un recours systématique aux logiciels libres » a objecté la rapporteure, Fanette Charvier (LREM).

Le groupe LFI pourrait toutefois revenir à la charge lors de l’examen en séance publique du projet de loi « pour une école de la confiance », qui débutera le 11 février.

Après les gares et les TGV, c'est au tour des « trains Corail » de sauter le pas… avec plusieurs années de retard sur le calendrier initial.

À partir d'aujourd'hui, « les voyageurs de l’ensemble de la ligne Intercités Paris - Clermont-Ferrand » pourront bénéficier du Wi-Fi « gratuit » à bord, aussi bien en première qu'en seconde.

Les conditions de cette gratuité, débits et services envisagés ne sont pas précisés. Nous savons simplement que « chaque voyageur dispose d’un crédit renouvelable chaque heure ».

En plus d'un accès à Internet, une carte avec de la géolocalisation, un suivi en temps réel du voyage et « les zones de moins bonne connexion clairement indiquées » sont disponibles. Le portail de la SNCF propose aussi le menu de l'offre de restauration, des idées de lieux à visiter et des jeux.

Deux autres lignes suivront : Paris-Limoges-Toulouse au deuxième semestre 2019, puis Bordeaux-Marseille en 2020.

L'État a investi 8 millions d'euros dans ce projet. 91 voitures corails sur la ligne Paris-Clermont-Ferrand et 177 sur Paris-Limoges-Toulouse sont équipées du Wi-Fi.

Est-ce un choix par défaut ? Après plusieurs mois à se chercher un nouveau patron, le géant de Santa Clara a finalement décidé hier de garder celui qu'il avait mis à sa tête de manière temporaire.

Il est âgé de 58 ans et directeur administratif et financier de la société depuis 2016. C'est donc à nouveau un profil financier qui dirigera Intel, dans une période plutôt positive en termes de résultats, mais qui s'annonce houleuse pour les années à venir, tant les difficultés et la concurrence se multiplient.

Une déception, sans doute, pour ceux qui espéraient que les profils techniques allaient reprendre un peu le pouvoir à Santa Clara. L'important sera maintenant dans les premiers gestes forts de Swan, au-delà des déclarations d'intentions.

Dans une première lettre adressée aux employés, assez creuse, il annonce une stratégie de base identique, celle d'un monde « qui passe du PC-centric au data-centric » et où Intel doit garder (ou trouver) sa place et aider ses clients à avoir une vie meilleure.

Seule concession intéressante : « L'exécution doit s'améliorer ». Sans doute un rappel de la situation actuelle : le passage à 10 nm ne s'est pas fait dans les temps, malgré la positive attitude de son prédécesseur, mettant tout le reste de la feuille de route à la poubelle.

Intel devrait continuer à subir les assauts de ses concurrents en 2019, sans vraie réponse à apporter. C'est à partir de 2020, notamment avec l'arrivée de ses GPU, que l'on saura si la société a réussi à revenir sur le devant de la scène.

La société explique qu'elle a détecté un incident dans les systèmes informatiques d'Airbus Commercial Aircraft.

« Des investigations sont en cours afin de déterminer si certaines données particulières étaient ciblées. Il est cependant d’ores et déjà établi que certaines données à caractère personnel ont été consultées », explique Airbus.

La société ajoute qu'il « s’agit essentiellement de coordonnées professionnelles et d’identifiants informatiques d’employés d’Airbus en Europe », sans plus de précision sur l'ampleur des dégâts.

Cet incident « n’a aucun impact » sur ses opérations commerciales affirme la société. Les autorités compétentes ont été informées de cette fuite de données. Elle demande enfin à ses employés de « prendre toutes les précautions nécessaires pour renforcer la protection des données ».

Sans surprise, l’Assemblée nationale a rejeté hier la proposition de loi déposée par le groupe PS afin que des départements volontaires puissent instaurer, à titre expérimental, un « revenu de base ».

Ce dernier aurait permis de fusionner RSA, prime d’activité et APL, sans que cela ne se traduise par une baisse des aides pour les bénéficiaires concernés. Cette nouvelle prestation aurait surtout été versée automatiquement (afin de lutter contre le non-recours), et « de manière inconditionnelle », c’est-à-dire sans obligation de recherche d’emploi par exemple.

Les débats n’auront guère duré, les députés ayant adopté une motion de rejet préalable. En clair, les parlementaires n’ont même pas examiné les articles de la proposition de loi. La majorité et les centristes avaient déjà exposé leur vive opposition à ce texte, la semaine dernière, en commission des affaires sociales (voir notre compte rendu).

Avec des associations professionnelles représentant le secteur de la publicité, les sociétés se sont engagées en octobre dernier sur un « code de bonnes pratiques contre la désinformation ». Le but étant de préparer les élections européennes de mai 2019.

Fin janvier, la Commission a « salué les progrès accomplis », mais « invite néanmoins ces signataires à intensifier leurs efforts », notamment « pour assurer la totale transparence des publicités à caractère politique ».

« Les élections européennes approchant à grands pas, tout progrès réalisé dans la lutte contre la désinformation est une bonne chose. Mais nous devons aller plus loin et plus vite avant l'échéance du mois de mai. Nous ne voulons pas nous réveiller au lendemain des élections et nous rendre compte que nous aurions dû faire davantage », explique Julian King, commissaire pour l'union de la sécurité.

La Commission en profite pour faire un bilan d'étape de chacun des signataires, avec le chemin qu'il reste à faire :

  • Facebook a pris ou prend actuellement des mesures pour concrétiser tous les engagements souscrits, mais il doit à présent expliquer comment il déploiera les outils donnant davantage de moyens d'action aux consommateurs et comment il dynamisera la coopération avec les vérificateurs de faits et les chercheurs dans l'ensemble de l'UE;
  • Google a pris des mesures pour honorer l'ensemble de ses engagements, en particulier pour améliorer le contrôle des placements de publicité, accroître la transparence de la publicité à caractère politique et fournir aux internautes des informations, des outils et une aide afin qu'ils utilisent l'internet en connaissance de cause. Toutefois, certains outils ne sont disponibles que dans quelques États membres. La Commission invite également le moteur de recherche en ligne à soutenir, à plus grande échelle, les actions de recherche.
  • Twitter a donné la priorité aux actions ciblant les acteurs malveillants, en fermant les faux comptes ou les comptes suspects et en luttant contre les systèmes automatisés/les robots («bots»). La Commission souhaiterait néanmoins savoir en quoi ces mesures empêcheront les pourvoyeurs irréductibles de désinformation à promouvoir leurs tweets;
  • Mozilla est sur le point de lancer une version améliorée de son navigateur, afin de bloquer par défaut le pistage entre les sites (cross-site tracking), mais il devrait décrire de façon plus concrète comment cet outil limitera les informations révélées au sujet des activités de navigation des utilisateurs, qui pourraient servir à des campagnes de désinformation.

Un nouveau rapport sera publié en février, puis un chaque mois jusqu'aux élections en mai 2019. Au plus tard à la fin de l'année, « une évaluation global » sera faite, et d'autres mesures pourraient être adoptées si les résultats se révélaient insuffisants.

Alors que le MWC 2019 ouvrira ses portes dans trois semaines environ, les deux concurrents ont décidé de se retirer de la capitale de la Catalogne.

La cause ? Le vote d'une nouvelle réglementation régionale restreignant l'activité des VTC, comme l'explique l'AFP.  Elle arrive après « à une dure grève des chauffeurs de taxis dans la deuxième ville d'Espagne ». Nos confrères expliquent que cette réglementation impose de réserver les VTC au moins 15 minutes à l'avance, un délai pouvant être porté à 1h.

« Nous nous voyons obligés de suspendre le service d'UberX à Barcelone à partir de vendredi », affirme la branche espagnole d'Uber.

« Les mesures artificielles et hautement restrictives que (la nouvelle réglementation) impose de manière immédiate au secteur VTC détruisent complètement le marché », explique de son côté Cabify.

Actuellement chef du service économique de l'ambassade de France à Olso, Gabla va donc rejoindre le régulateur des télécoms. Gérard Larcher, président du Sénat, a en effet officialisé sa nomination.

Avant d'être en Norvège en août 2016, il était membre permanent du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies. Il a également été membre du CSA pendant six ans, conseiller technique du Premier ministre et a représenté la France auprès de l'Union européenne en tant que conseiller industrie et NTIC.

Deux semaines après l'annonce de Troy Hunt de Collection #1 (772 millions d'email et 22 millions de mots de passe sur MEGA), Wired a trouvé encore mieux. Voici donc Collections #2–5.

De 87 Go, le poids des fichiers passe à 845 Go avec pas moins de 25 milliards d'enregistrements. Dans le lot, 2,2 milliards d'identifiants uniques et mots de passe sont répertoriés.

Là encore, il s'agit principalement de réunir au même endroit les fuites de données des dernières années. D'ailleurs, 661 millions des enregistrements de la Collections #2–5 se trouvaient déjà dans Collection #1.

Même si les données sont vieilles, les pirates peuvent essayer d'utiliser les identifiants et mots de passe sur plusieurs sites. Si l'internaute les a réutilisés, il peut ainsi accéder à d'autres services.

Have I been Pwned ne s'est pas encore mis à jour avec cette Collections #2–5, contrairement au HPI Identity Leak Checker, l'institut allemand des technologies de l’information de l’Université de Potsdam (Allemagne).

Samsung a annoncé pour le quatrième trimestre 2018 un chiffre d'affaires de 59 270 milliards de wons (45,96 milliards d'euros), en recul de 10 % par rapport à l'an passé, pour un bénéfice opérationnel de 10 800 milliards de wons (8,38 milliards d'euros), en baisse de 29 %.

La chute des revenus atteint l'ensemble de ses branches, à l'exception de Harman, qui affiche une croissance annuelle de 10 % au quatrième trimestre et de 25 % sur l'ensemble de l'année. Pour le reste, la branche semi-conducteurs recule de 11 % au quatrième trimestre, lourdement touchée par la baisse du prix de la mémoire. Côté mobile, les revenus baissent également dans les mêmes proportions, tandis que l'électronique grand public voit son chiffre d'affaires rogné de 6 %.

En 2019, Samsung compte sur ses téléviseurs haut de gamme pour faire grimper ses revenus, en misant notamment sur les modèles QLED 8K et Micro LED. Du côté des semi-conducteurs, l'accent sera mis sur la 5G et la migration de la fabrication de la RAM sur un process en « 1y nm », tout en développant du « 1z nm » pour la suite.

Sur le mobile enfin, il faut s'attendre à une gamme « plus diversifiée » sur les modèles les plus chers, ainsi qu'à une réorganisation des gammes inférieures.

Au fil des années, les systèmes de synthèse vocale se sont largement améliorés, en témoignent les assistants numériques des géants du Net.

Mais, comme le pointait déjà l'année dernière une étude sur l'intelligence artificielle, cette avancée va de pair avec un risque de détournement. Les vidéos ont déjà fait le tour du monde, mais le risque est tout aussi important avec l'audio, pour détourner des discours de personnalités par exemple.

Aujourd'hui, la société de Mountain View explique que « Google AI et News Initiative se sont associés pour créer un ensemble de discours en synthèse vocale avec des milliers de phrases prononcées par les modèles d'apprentissage profonds ».

Les textes sont issus de journaux anglais, avec pas moins de 68 voix synthétiques, certaines avec des accents. Les fichiers audio sont librement accessibles aux participants du concours ASVspoof 2019, dont le but est de réussir à vérifier l'identité d'une voix et de proposer des contre-mesures contre les « deepfakes » audio.

Les résultats de ce concours sont attendus pour septembre 2019.

Le drame Apple-Facebook-Google continue, avec une restauration de certificats, des excuses, des soulagements et une nouvelle punition.

Pour rappel, Facebook et Google ont violé les conditions d’utilisation de l’Apple Store en se servant d’un certificat d’entreprise pour des applications capables d’espionner – avec accord de l’utilisateur – à peu près tout ce qui se passe dans le téléphone.

On commence avec Facebook, dont le certificat d’entreprise avait été révoqué, et qui est maintenant restauré. Il ne servira pas à son programme Research, l’application ayant de toute façon été retirée de l’App Store.

En revanche, cette restauration permet à nouveau aux applications internes (notamment les bêtas en développement) de fonctionner. Un porte-parole l’a assuré à plusieurs médias américains : « Pour être clair, cela n’a pas eu d’impact sur nos services grand public ».

Il est probable qu’Apple ait surtout voulu taper sur les doigts de Facebook pour lui rappeler que personne n’est à l’abris en cas de violation sur l’App Store.

Le réseau social n’est pas pour autant à l’abri, l’affaire ayant des échos négatifs au Congrès américain. Le sénateur Hosh Hawley s’étonne que des enfants de 13 ans puissent être embrigadés, tandis que Frank Pallone, également sénateur, y voit une nouvelle nécessité d’une « loi forte et exhaustive sur la vie privée ».

Le traitement infligé à Facebook a également été appliqué à Google. En l’espace d’une demi-journée, le certificat d’entreprise de Mountain View a été révoqué puis restauré.

Là encore, l’application Screenwise Meter était visée, mais la révocation a touché aussi les développements internes chez Google, notamment les bêtas de YouTube, Gmail et autres, avec la chute de productivité que l’on devine.

Après la révocation du certificat de Facebook, Google s’était publiquement excusé, reconnaissant avoir violé les conditions de l’App Store et jugeant que « c’était une erreur ». la société espérait sans doute se faufiler entre les balles, mais elle a quand même subi l’ire d’Apple.

Conclusion, les applications « d’espionnage volontaire » de Facebook et Google ont été supprimées de l’App Store, des certificats ont été révoqués puis restaurés, et deux des plus importants géants du Net ont présenté leurs excuses.

Les versions Android restent cependant disponibles. Il sera difficile à Google de le reprocher à Facebook puisqu’elle-même pratique ce type de collecte. À la différence toutefois que les finalités de l’application sont mieux expliquées chez Google que chez Facebook.

À voir maintenant si Apple se lance dans une chasse générale aux certificats mal utilisés. L’entreprise a tout intérêt à montrer son intransigeance sur le sujet, une partie de marketing tablant sur la sécurité et le respect de la vie privée dans ses produits.

Les objets connectés font une nouvelle fois parler d'eux, avec malheureusement un cas bien trop banal de failles de sécurité.

Comme l'a découvert Limited Results en démontant une ampoule connectée du fabricant, le mot de passe du réseau Wi-Fi, le certificat racine et la clé privée RSA étaient stockés en clair dans le firmware. Il fallait certes accéder à l'ampoule et la démonter pour les récupérer, mais c'est un manque flagrant de sécurité.

Limited Results a pris contact avec Lifx en mai dernier pour demander à discuter avec leurs ingénieurs, en demandant des clés PGP pour chiffrer leurs échanges. Quatre mois plus tard, sans réponse de leur part, le rapport d'incident est envoyé par email. Le lendemain, une réponse était apportée.

Lifx a reconnu la faille et demandé 150 jours pour la corriger avant publication. Après discussions avec les chercheurs, le délai a été abaissé à 90 jours. Une mise à jour du firmware a été proposée durant le quatrième trimestre 2018.

L'annonce a été faite par email aux clients du service et sur la page d'accueil du site UltraViolet. Avant la date fatidique du 31 juillet 2019, il est recommandé de vous connecter « le plus tôt possible à myuv.com et sélectionner Services de détaillants pour vérifier les détaillants liés à [la] Bibliothèque UltraViolet ».

« Si votre bibliothèque n’est pas actuellement liée à un distributeur ou si vous souhaitez créer un lien à d’autres détaillants participants, sélectionnez un ou plusieurs détaillants à lier à votre Bibliothèque UltraViolet ». En France, Flixster et Sony Pictures sont disponibles.

UltraViolet précise qu'après le 31 juillet, « dans la majorité des cas, vos films et séries TV resteront accessibles auprès des détaillants qui ont été liés auparavant ». La majorité, mais pas tous donc... sans plus de détails.

Après la date fatidique, « vous pouvez continuer à effectuer des achats en ligne et à activer des codes, mais ceux-ci ne peuvent être disponibles qu’auprès de ce détaillant-là et ne seront pas ajoutés à votre Bibliothèque UltraViolet ».

Une foire aux questions est disponible par ici. On y apprend notamment une des raisons ayant poussé à la fermeture du service : « Depuis le lancement d’UltraViolet, nous avons assisté à l’émergence de services offrant des options étendues pour la collecte et la gestion d’émissions de films et de séries télévisées, indépendamment d’UltraViolet ».

Il y a deux jours, nous indiquions que Facebook avait procédé au blocage de plusieurs outils liés à la transparence des publicités politiques circulant sur son réseau social.

ProPublica, Mozilla et WhoTargetsMe notamment proposaient des extensions capables de récolter de nombreuses informations pour les offrir à l’utilisateur, notamment des critères de ciblage comme la couleur de peau, l’ethnie, les convictions religieuses et ainsi de suite. Des données extrêmement personnelles donc.

ProPublica avait déjà réagi en expliquant le danger d’une telle solution. L’éditeur y voyait essentiellement une volonté de préserver la première source de financement du réseau en permettant aux publicitaires de mener leur activité sans être inquiétés.

Mozilla réagit à son tour. Dans un message publié hier soir, le père de Firefox explique que sans ces informations, il se retrouve dans l’incapacité d’offrir aux citoyens européens la transparence nécessaire avant les élections prochaines.

Pour l’éditeur, le danger ne s’arrête pas là, puisque cette décision « empêche les développeurs, chercheurs ou organisations à développer des outils, connaissances critiques et recherches conçus pour éduquer et responsabiliser les utilisateurs, pour qu’ils comprennent et donc résistent aux campagnes ciblées de désinformation ».

Toujours selon l’éditeur, la « transparence ne peut pas uniquement reposer sur des termes avec lesquels les plus importantes et puissantes sociétés technologiques sont à l’aise ».

L’une des solutions a été déjà été exprimée par ProPublica : la base Ad Archive de Facebook et son API doivent être accessibles par tous et complétées. De trop nombreuses informations manquent – dont les critères précis de ciblage – et peu de pays y ont actuellement accès.

Mozilla a donc envoyé un courrier à la commissaire européenne à l'Économie et à la Société numériques, Mariya Gabriel. La société y rappelle les grandes lignes du problème, mais pointe surtout l’attitude d’un Facebook bien peu alignée avec le Code de bonnes pratiques contre la désinformation, signé en octobre 2018.

Elle ajoute que Facebook prévoit un outil supplémentaire lié à son archive en mars, avant les élections. Mais Mozilla ne pense pas que l’outil sera suffisant, loin s’en faut, tant les informations manquent actuellement. La sentence est simple : aucune chance qu’il réponde aux standards fixés par le Code.

Le message ne tombera sans doute pas dans l’oubli. Dans un rapport du 29 janvier, la Commission européenne notait les efforts de Facebook contre la désinformation. Elle relevait également deux angles d’amélioration.

La Commission attend ainsi de savoir comment Facebook compte déployer des « outils donnant davantage de moyens d'action aux consommateurs » et dynamiser « la coopération avec les vérificateurs de faits et les chercheurs dans l'ensemble de l'UE ». Le blocage des extensions vient de répondre en partie à ces interrogations.

L'action s'est déroulée hier, une date symbolique avec le prélèvement à la source sur les premières fiches de paye de l'année.

90 militants de l'association se sont rendus au siège de Google France (rue de Londres, dans le 9e arrondissement) qui – ça ne s'invente pas – fait face au Centre des Finances Publiques. Une scène inspirée de Robin des bois se joue dans la rue :

« Devant le siège de la multinationale, un prince Google endormi sur ses montagnes d’argent. De l’autre, les Finances publiques auxquelles il manque chaque année des dizaines de milliards d’euros du fait de l’évasion fiscale. Entre les deux, une bande de Robin d’Attac calmes et déterminés ont installé un ingénieux système de poulies afin de prélever les milliards de Google à la source, avant qu’ils ne soient transférés artificiellement dans les paradis fiscaux ».

Plutôt qu'une taxe GAFA, l'association souhaite « prélever une partie des bénéfices mondiaux des multinationales en s’appuyant sur des critères d’évaluation de leur activité réelle dans chaque pays : nombre d’employé·e·s , usines, magasins, montant des ventes ou encore parts de marché »

Cette « taxe globale ou taxe unitaire, permettrait de neutraliser durablement les transferts artificiels de bénéfices vers les paradis fiscaux ».

Chez Amazon, les trimestres se suivent et se ressemblent. Une fois de plus, le géant américain a battu ses records lors du quatrième trimestre, celui du Black Friday et des fêtes de fin d'année. Son chiffre d'affaires a atteint 72,4 milliards de dollars, soit 20 % de mieux que l'an dernier à la même période.

Sur l'ensemble de 2018 il atteint 232,9 milliards de dollars, contre 177,9 milliards en 2017 (+30 %). Les revenus sont répartis ainsi : 61 % en Amérique du Nord, 28 % dans le reste du monde, et 11 % pour Amazon Web Services.

Le bénéfice net atteint quant à lui 3,03 milliards de dollars au quatrième trimestre, contre 1,86 milliard un an plus tôt. Comme d'habitude, ce sont les ventes de produits en Amérique du Nord et les services cloud qui affichent la rentabilité la plus élevée, tandis que globalement, Amazon continue de perdre de l'argent hors de ses terres.

Le cours de l'action de l'entreprise a quant à lui reculé de 4,9 % dans l'après séance à New York. En cause, les prévisions pour le 1er trimestre 2019, pas à la hauteur des attentes des analystes, notamment les revenus. Il n'y a toutefois pas de quoi effacer les 20 % de hausse connus ces 12 derniers mois.

Après avoir annoncé la fin de son programme Test Pilot pour essayer de nouvelles fonctionnalités, Mozilla présente son Reference Browser pour Android.

Plus question cette fois de tester une fonctionnalité après l’autre : Reference Browser est un assemblage de technologies en cours de développement ou déjà prêtes chez Mozilla.

Mozilla précise bien que ce navigateur n’est pas une bêta et ne doit pas déboucher sur une version stable. Il doit être considéré comme un chaudron dans lequel l’éditeur plonge ses technologies comme autant d’ingrédients, pour en étudier le comportement et les interactions.

Bien entendu, ces tests pourront conduire au remplacement de briques dans Firefox, mais Mozilla ne se fixe aucun délai.

Pour tester Reference Browser, il faut s’inscrire au groupe Google correspondant, avant de se rendre dans le Play Store, confirmer que l’on souhaite intégrer le programme de test puis télécharger le navigateur.

Les mises à jour en seront très fréquentes et les utilisateurs sont invités à envoyer autant de rapport que possible. Par défaut, Reference Browser émettra également de la télémétrie.

Tesla s'invite également dans la ronde des résultats pour le quatrième trimestre 2018. Le constructeur automobile annonce fièrement des revenus en légère hausse (+5,8 % sur un an) à 7,225 milliards de dollars, pour un bénéfice net en recul de 17 % à 210 millions de dollars.

Dans le détail, les résultats sont portés bien évidemment par les ventes de la Model 3, dont 63 359 exemplaires ont été livrés au troisième trimestre en Amérique du Nord, tandis que les livraisons doivent démarrer prochainement en Europe et en Chine.

Tesla voit également ses recettes grimper dans le domaine de la génération et du stockage d'énergie, avec ses fameuses batteries géantes soutenant le réseau électrique en cas de pic de consommation.

Pour la suite, l'entreprise compte continuer d'augmenter ses capacités de production pour la Model 3, jusqu'à atteindre un rythme de 500 000 véhicules par an d'ici mi-2020. Le tout en essayant de garder une marge brute de 25 % sur chaque exemplaire produit. Les livraisons de voitures, Model S et X inclus, devraient atteindre 360 à 400 000 unités en 2019, soit 45 à 65 % de mieux qu'en 2018.

Le kit ambitionne pour rappel de faciliter le développement des applications UWP (Universal Windows Platform) en fournissant des modèles et de l’aide aux développeurs. Le composant est open source (licence MIT).

La version 2.5 avait apporté le support de Visual Studio 2019, la 3.0 permet au code d’être généré comme une solution multi-projets, en l’occurrence UWP et .NET Core. Selon Microsoft, cet permet une meilleur « réutilisation et séparation de la logique de code ».

Parmi les autres nouveautés, et outre les inévitables corrections de bugs, on relève l’ajout de nouveaux projets via un clic droit, la vue Horizontal Navigation remplace l’ancien modèle Pivot de navigation et la mise à jour de MVVMLight pour utiliser la bibliothèque .NET Standard.