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C’est aujourd’hui, 2 juin à midi, que l’application de suivi de contacts sera disponible sur Android et iOS. Le principe ? « Prévenir les personnes qui ont été à proximité d’une personne testée positive, afin que celles-ci puissent être prises en charge le plus tôt possible », explique le secrétariat d’État au Numérique.

Dans un arrêté publié au Journal officiel, Bercy et le ministère de la Santé ont quantifié les critères de distance et de durée du contact : ce sont ceux permettant de considérer que « deux téléphones mobiles se trouvent, au regard du risque de contamination par le virus du covid-19, à une proximité suffisante l'un de l'autre ». 

À savoir, un « contact à moins d'un mètre pendant au moins 15 minutes entre les utilisateurs de l'application ». Cela supposera donc que l’un et l’autre disposent d’une application installée et active, la solution (gratuite et reposant sur le Bluetooth) étant tributaire du consentement.

Dans un décret publié le 30 mai, les mêmes services ont encadré le traitement de données derrière l’app. On retrouve les quatre finalités précédemment auscultées par la CNIL :

  • Informer les personnes utilisatrices de l'application qu'il existe un risque qu'elles aient été contaminées par le virus du covid-19
  • Sensibiliser les personnes utilisatrices de l'application sur les symptômes de ce virus, les gestes barrières et la conduite à adopter pour lutter contre sa propagation 
  • Recommander aux contacts à risque de contamination de s'orienter vers les acteurs de santé 
  • Adapter, le cas échéant, la définition des paramètres de l'application permettant d'identifier les contacts à risque de contamination grâce à l'utilisation de données statistiques anonymes au niveau national

Dans ce texte, le gouvernement s’est par ailleurs engagé à rendre public le code source mis en œuvre.  Les périodes d'exposition des utilisateurs à des personnes diagnostiquées ou dépistées positives au virus du covid-19 sont stockées sur un serveur central. 

« Ces données sont collectées et enregistrées par l'application sur le téléphone mobile de l'utilisateur et stockées sur le serveur central en cas de partage par l'utilisateur de l'historique de proximité des contacts à risque de contamination par le virus du Covid-19 » 

Le traitement est mis en œuvre pour une durée maximale de six mois après la cessation de l'état d'urgence sanitaire. Un rapport public sur le fonctionnement de StopCovid sera ensuite publié, dans les trente jours suivant ce terme et au plus tard le 30 janvier 2021.

Mise à jour 14h12 : l'application a un peu de retard. Des utilisateurs un peu déboussolés ont téléchargé en masse sur iOS une application au nom proche, Stop Covid19 Cat, qui n'a rien à voir avec StopCovid. Résultat : elle a été hissée à la deuxième place des apps les plus téléchargées sur le Store d'Apple. Selon nos informations, l'application portée par le gouvernement français sera disponible entre 14 et 15 heures. Sauf nouveau retard.

Après Google qui a décidé de repousser sa conférence de lancement de la bêta d’Android 11, c’est au tour du constructeur japonais de faire de même avec les annonces autour de sa prochaine console de salon.

Les raisons avancées par le fabricant sont les mêmes : « nous pensons que ce n’est pas le moment des festivités, nous voulons prendre du recul et permettre à des voix plus importantes d'être entendues ». Aucune nouvelle date n’est annoncée.

Même si ce n’est pas précisé, on comprend qu’il s’agit de la suite des scènes de protestation et de violence dans plusieurs villes des États-Unis. 

Il mesure pour rappel 500 mètres de diamètre et il est installé à Guizhou en Chine. Sa construction s’est achevée en juillet 2016, il a été mis en service en septembre de la même année. Il a par contre fallu attendre début 2020 pour qu’il soit pleinement opérationnel.

Comme le rapporte Engadget, FAST se prépare désormais à chercher des traces de vie extraterrestre, à partir de septembre. Selon le responsable scientifique Zhang Tongjie, cela ne devrait pas interférer avec les autres missions du télescope.

Bien  qu’il y ait « de potentiels signaux extraterrestres intéressants », il ne pense pas qu’ils proviennent d’une vie intelligente. Il s’agit généralement de pulsars ou de « sursauts radio rapides ».

Après les échanges houleux de ce week-end, Octave Klaba a joué l'apaisement. Dans une série de tweets, il est revenu sur les explications qui lui ont été données, notamment sur le fait qu'aux débuts du projet en 2018, il n'était pas certifié pour l'hébergement de données de santé pour des services bare metal exploitant le GPU. Ce qui est le cas depuis 2019.

En fin d'année dernière, 18 services manquants auraient été identifiés. « J’ai eu un engagement que cette liste sera publiée prochainement et dispo à tous » précise-t-il, regrettant le manque de transparence du projet.

Notamment « l'absence du cahier de charge avec toute la liste de service tech qui sont nécessaires au projet. Il n’y a pas qu’OVHcloud sur le marché ! ». La volonté d'une approche « multi-cloud » plutôt que concentrée autour d'un acteur unique, partagée par Scaleway.

C'était le sens de l'intervention de Yann Lechelle dimanche, renforcée par Arnaud de Bermingham hier. Pour lui, il faut aboutir à « un modèle complet, innovant et ouvert », et si « personne ne sait répondre à tout avec tous les enjeux. La clef est le multi-cloud, souverain, [...] k8s élargi à tous les étages. Pas la vision “le cloud européen, c’est moi” ».

« Pour moi, le cloud du futur c’est un écosystème composé de centaines d'hyper-spécialistes. Nos clients font des choses incroyablement pointues. La vision monolithe oligarchique et monopolistique, et horriblement cher ne va durer qu’un temps » conclue-t-il. 

La date était connue depuis début février, mais quelques ajustements ont dû être faits.

« On n'a pas ouvert la phase de tests au public car avec l'arrêt des tournages, des post-productions et la suspension des doublages pour les programmes étrangers, nous n'étions plus en mesure de proposer dès le 3 juin l'offre riche et diversifiée attendue », indique Thomas Follin (directeur général de Salto) à l’AFP 

La plateforme de streaming confirme par contre être « dans les startings-blocks pour le lancement de l'automne ». Le prix de l’abonnement reste encore à fixer, mais il sera entre 5 et 10 euros.

C’est la drôle d’histoire racontée par Ice universe sur Twitter. Le souci a depuis été confirmé par plusieurs de nos confrères qui ont tenté l’expérience, notamment 9to5Google

Une fois l'image mise en place, l’écran du smartphone passe son temps à s’allumer et s’éteindre. Tous les téléphones ne sont pas concernés.

Comme le rapportent nos confrères, le problème viendrait du traitement des couleurs. L’image serait avec un espace colorimétrique en RGB alors qu’Android utilise principalement le sRGB. Android 11 ne semble pas affecté car il convertit automatiquement les images dans un espace colorimétrique supporté.

Si vous êtes touchés, vous pouvez démarrer en mode sans échec et supprimer l’image de votre smartphone… ou passer par la case restauration des paramètres d‘usine. 

Le Code pénal en son article 227‑24 sanctionne de 3 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait de fabriquer, transporter, diffuser « un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger »

Pour que l’infraction soit constituée, il suffit que ce message soit simplement « susceptible d'être vu ou perçu par un mineur ». Dans la loi contre la haine en ligne, de la députée LREM Laetitia Avia, il est prévu que les plateformes et moteurs devront supprimer en 24 h ces contenus pornographiques, ceux donc « susceptibles d'être vus ou perçus par un mineur ». Le texte est actuellement examiné au Conseil constitutionnel. 

Désormais en séance le 9 juin au Sénat, la proposition de loi contre les violences conjugales, portée par la députée LREM Bérangère Couillard, prévoit que ces infractions seront constituées « y compris si l’accès d’un mineur aux messages mentionnés au premier alinéa résulte d’une simple déclaration de celui-ci indiquant qu’il est âgé d’au moins dix-huit ans. »

L’idée ? Faire condamner tous les sites, notamment pornographiques, qui se limiteraient à apposer un message d’avertissement, où l’internaute affirme être majeur. 

En creux, la disposition inscrite à l’article 11 de la proposition offre un pont d’or aux services payants comme ceux de Dorcel ou encore Jacquie et Michel, tout en plaçant les « YouPorn-Like » dans une situation à haut risque. 

« Il n’est pas erroné de parler dorénavant de « génération Youporn », car les adolescents de la décennie 2010 ont découvert la sexualité avec un accès illimité et gratuit à ces vidéos pornographiques » écrit Bérangère Couillard dans son rapport en commission des lois. « Les conséquences sur les pratiques sexuelles considérées comme normales, sur les rapports entre les femmes et les hommes, sur la notion de consentement, ont forcément été nombreuses ». 

La proposition de loi Couillard se garde bien de préciser quels seront à l’avenir les moyens efficaces pour contrôler l’âge de l’internaute. La problématique est gérée par une pirouette : « Il revient aux éditeurs de sites de s’assurer que leurs contenus ne sont pas susceptibles d’être consultés par des mineurs. La liberté des moyens leur est laissée pour ce faire, sans résultat concret cependant depuis 2006 ».

En somme, libre à chaque éditeur de plateforme pornographique de trouver une solution pour à la fois dépasser la simple vérification d’âge par déclaration, tout en n’étant plus accessibles aux mineurs. Bon courage. 

Les trois systèmes ont été mis à jour hier soir pour éradiquer plusieurs vulnérabilités. Elles ne s’occupent que de ça et n’ont d’ailleurs pas fait l’objet d'une phase bêta.

Selon l’appareil, iOS 13.5.1 ne pèse que 60 à 80 Mo. Comme toutes les mises à jour de sécurité, il est recommandé bien sûr de les installer rapidement. 

Dans le cas cependant d’iOS, il y a une mauvaise nouvelle associée, du moins pour une partie des utilisateurs : le jailbreak unc0ver pour la version 13.5 ne fonctionne plus. Même si Apple ne détaille pas les failles corrigées, on sait donc au moins que celle autorisant ce jailbreak, située dans le noyau, a été bouchée.

Notez que macOS a droit aussi à une mise à jour de sécurité, mais sans changement de version. Le système prévient simplement de la présence d’une « mise à jour supplémentaire de macOS Catalina 10.15.5 », pesant quand même 1,6 Go environ.

Enfin, Apple a lâché hier soir les premières bêtas des versions suivantes de ses systèmes, notamment iOS 13.5.5 et macOS 10.15.6. On ne connaît pas encore leurs nouveautés. Au vu de la nomenclature, les améliorations sont très probablement mineures.

Pour rappel, il est proposé à 39,99 euros par mois, avec un engagement de deux ans, mais uniquement pour les clients éligibles à la fibre. Cette offre vous permet d’acheter une télévision Samsung de 43", 55", ou 65" à tarif réduit, pour respectivement 49, 199 et 349 euros.

Nous l’avons ajouté à notre comparateur Les Offres Internet. SFR proposera lui aussi une télévision Samsung à tarif réduit la semaine prochaine (mardi 9 juin), mais les détails de cette offre manquent cruellement à l'heure actuelle.

La startup américaine est accusée par l’organisation d’avoir collecté des milliards de visages à partir des sources ouvertes sur le Web, dont les réseaux sociaux.

Elle a utilisé tout ce qui lui passait par la main, estime l’American Civil Liberties Union, « des selfies occasionnels aux photos de fêtes d'anniversaire, de diplômes universitaires, de mariages, et bien plus encore ».

La base de données, fruit de ce chalutage, est proposée aux autorités, aux agences fédérales, à la police et possiblement à des entités privées, qui peuvent alors utiliser au besoin un système de reconnaissance faciale. 

La procédure a été lancée avec la Chicago Alliance Against Sexual Exploitation, le Sex Workers Outreach Project Chicago, l’Illinois State Public Interest Research Group et Mujeres Latinas en Acción. Elle s’appuie sur le Biometric Information Privacy Act (BIPA) qui exige information et consentement préalables à de tels traitements.

Les requérants réclament la suppression de l’ensemble des données biométriques collectées et stockées en contradiction avec cette loi ou encore l’information des personnes concernées par cette base de données.

Cette technologie de reconnaissance faciale « offre une capacité de surveillance qui ne ressemble à aucune autre. Il est dangereusement facile de nous identifier, de nous suivre lors de manifestations, de réunions, de rassemblements politiques ou religieux » écrit l’ACLU. 

En créant une telle base de données à l’insu des individus, « Clearview a créé un scénario cauchemardesque que nous craignions depuis longtemps (…) Ni le gouvernement des États-Unis ni aucune entreprise américaine ne sont connus pour avoir compilé un aussi grand nombre de données biométriques ».

Si Clearview est légitimée dans son action, l’ACLU prédit la fin de l’anonymat et de la vie privée. « Les gens peuvent changer leurs noms et adresses (…) mais ils ne peuvent pas changer de visage ».

C'est donc en partenariat avec la filiale de Bouygues, pour une durée de quatre ans, que le géant espagnol du sport débarque chez nous. À la manière de ce qui avait été fait avec Mediawan pour Auto-Moto

Dans un communiqué, les deux entreprises détaillent le dispositif. Il s'articule autour d'une licence de marque, de moyens éditoriaux et de production et de « talents », Mediapro apportant ses droits acquis (voir ici et ). Alors que RMC Sport News ferme, la chaîne Téléfoot voit le jour, consacrée uniquement au ballon rond.

Elle « proposera en direct et en exclusivité l’essentiel et le meilleur de la Ligue 1 : plus de 80% des matchs, dont les dix plus grandes affiches et le match du dimanche soir, une offre magazine étoffée et unique, en semaine et le week-end, incluant le grand magazine du dimanche soir et l’éclairage des plus grands experts » précise le communiqué.

Elle diffusera également « huit rencontres par journée de Ligue 2 ». Les détails quant à la distribution et commercialisation de cette chaîne ou son tarif n'ont pas été dévoilés.

Aux dernières nouvelles, elle était attendue le 25 juillet pour un tarif aux alentours de 25 euros par mois.

La nouvelle version du noyau est disponible depuis ce week-end. À son bord, une longue liste d’améliorations, tout particulièrement sur la gestion du matériel.

On y retrouve, pêlemêle, l’activation du support pour la partie graphique des puces Intel Tiger Lake « Gen12 », une prise en charge améliorée de la partie graphique Renoir des Ryzen 4000, le support de l’USB Fast Charge d’Apple ou encore du Snapdragon 865.

Parmi les autres nouveautés, signalons un changement important pour le pilote ExFAT. Depuis que les spécifications étaient devenues publiques, un pilote était présent dans le noyau Linux. Il est remplacé par celui développé par Samsung, jugé meilleur.

On note également le support de la compression Zstd pour le système de fichier F2FS, différentes améliorations de performances (/dev/random et SELinux notamment) ou encore une meilleure détection des processus pouvant poser problème par leur consommation des ressources.

Comme toujours avec les noyaux Linux, les sources sont disponibles sur le site officiel. L’installation réelle dans une distribution peut prendre cependant du temps. La majorité des distributions préfèrent rester sur une branche spécifique du noyau et la maintenir, gardant les nouveaux pour les prochaines versions. 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le géant de la recherche explique avoir remarqué une augmentation significative des demandes sur les insomnies et les difficultés à s’endormir en avril et mai, en pleine période de confinement.

Depuis 2018, Google propose une application pour tenter d’améliorer son « bien-être numérique », notamment avec la fonctionnalité « Wind Down » qui doit encourager à aller dormir. Elle s’appelle désormais Bedtime, ou « mode Coucher » en français.

Plusieurs nouveautés sont de la partie, permettant par exemple de l’activer automatiquement avec une programmation quotidienne ou lorsque votre téléphone est en charge à l'heure du coucher.

Vous pouvez suspendre ce mode si vous avez besoin de plus de temps avant d'aller dormir ou le désactiver d’une « pression du doigt dans la fenêtre de configuration rapide ».

Dans l’application Horloge, un nouvel onglet Bedtime permet de caler les heures de coucher/réveil sur votre rythme biologique. Un quart d’heure avant de sonner, l’écran du téléphone peut commencer par s’allumer. Les Pixel peuvent profiter de cette fonctionnalité dès maintenant, les autres smartphones durant l’été.

Pour le reste, il est aussi question de rappel de l’heure du coucher dans l’application YouTube. Dans Family Link (contrôle parental) vous pouvez définir des heures où le smartphone est bloqué, sauf pour les appels en cas de problème. 

Comme prévu, après environ trois semaines de phase alpha pour collecter des retours sur les principaux bugs (179 éliminés), la bêta publique est lancée.

Les nouveautés de LibreOffice 7.0 sont très nombreuses, réparties entre toutes les applications. Mais les apports fonctionnels ne doivent pas masquer un important effort technique sous-jacent, justifiant à lui seul le passage à une nouvelle version majeure.

Le plus gros changement est sans conteste le remplacement de Cairo par Skia pour le rendu graphique (vectoriel). Skia est une bibliothèque open source de Google, considérée comme plus moderne et mieux maintenue. Elle permet notamment de déporter des calculs vers le GPU via Vulkan, entrainant une hausse visible des performances, par exemple dans le défilement du contenu.

Les développeurs ont également continué le ménage dans le code, supprimant les dernières traces de GTK2. Le passage à Qt5 permet enfin un premier support du HiDPI. La compilation du code se fait en outre désormais via LLVM Clang. Sous Windows, Clang est même désormais obligatoire pour ceux souhaitant compiler eux-mêmes le code.

La phase bêta durera environ deux mois. Comme pour l’alpha, la bêta de LibreOffice 7.0 s’installe séparément et n’empiète donc pas sur la branche stable.

« Les abonnés à Canal+ et BeIN Sports se sont vus privés des matches de Ligue 1 et de Ligue 2, qui auraient dû être diffusés entre le 14 mars et la fin du mois de mai, sans qu’aucune compensation financière ne leur soit proposée ». 

Voilà la mèche qui a allumé une nouvelle action collective lancée par le site V pour Verdict

 « Les diffuseurs ont refusé dans un premier temps de solder les droits TV avant de négocier récemment leur montant fortement à la baisse. D’un autre côté, ils n’ont toujours pas accordé de remise ou avoir à leurs abonnés ».

L’initiative réclame le remboursement des abonnements de mars, avril et mai « puisque les programmes en considération desquels ils avaient contracté, ont été supprimés ».

En cas de victoire, les participants peuvent choisir de conserver la somme récupérée, « soit d’en faire don au club de Ligue 1 ou de Ligue 2 de leurs choix ».

L’action collective est portée par les cabinets Active Avocats à Lyon et Artemia à Paris.

Rébellion au sein du réseau social, ou « plusieurs milliers » d’employés réclameraient de leur direction qu’elle prenne des mesures équivalentes à Twitter sur les publications enflammées de Donald Trump.

Pour rappel, Twitter s’est fait remarquer à deux reprises contre le président américain récemment. Une première fois, pour avoir pointé sur deux tweets qu’il était préférable de contrôler les sources de ces déclarations, suggérant des « fake news ». Hurlements de Trump, qui a crié à l’ingérence dans la campagne présidentielle et promet la fin de l’immunité des plateformes par décret.

La seconde fois, Trump s’en est pris aux « racailles » de Minneapolis, la ville connaissant de nombreux évènements violents depuis la mort de George Floyd. Il prévenait que des tirs allaient suivre, critiquait le manque de fermeté du maire et rugissait sur la nécessaire répression.

Cette fois, le tweet a été masqué pour « apologie de la violence ». Il fallait donc cliquer dessus pour l’afficher, coupant du même coup les capacités de réponse, like et retweet. Nouvelle explosion de colère.

Mais le réseau social en est ressorti « grandi » par une réputation nouvelle d’absence de favoritisme. Les tweets ne seront pas supprimés, Twitter ayant copieusement expliqué par le passé que les messages de personnalités publiques doivent rester, de par leur position unique et leur caractère informatif primordial. Mais que cela n’empêche pas la modération.

Face à Twitter, Facebook fait grise mine. Mark Zuckerberg a expliqué en effet qu’en dépit d’une « réaction [personnelle] viscéralement négative à ce genre de rhétorique incendiaire qui divise », il n’appartenait pas à Facebook d’être « l'arbitre de la vérité de tout ce que disent les gens en ligne ».

Position difficile à tenir après avoir longtemps claironné que la lutte contre les fake news et les différentes apologies étaient une priorité. En interne, les explications du fondateur et PDG passent mal.

Ryan Freitas, directeur du design des produits chez Facebook, en a annoncé la couleur hier sur Twitter : « Mark a tort, et j’insisterai le plus lourdement possible pour le faire changer d’avis ». Il aurait rassemblé une « cinquantaine de personnes » partageant cette opinion afin de militer pour une sérieuse révision de la politique maison.

Selon Reuters, des milliers d’employés se prépareraient à manifester aujourd’hui, un porte-parole de Facebook ayant même confirmé que cette journée ne serait pas décomptée des vacances.