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Le secrétaire d'État au numérique a annoncé ce week-end le dépassement du cap pour l'application, mais avec des propos différents selon les cas. Sur RMC, il a par exemple évoqué un million d'utilisateurs samedi matin peu avant 10h, sans donner de précisions sur le fait qu'ils soient actifs ou non. 

Sur Twitter, il avait diffusé peu avant une reprise du JT de TF1, évoquant un million de téléchargements. Mais lorsqu'il s'est exprimé lui-même ensuite, à 10h33, il n'était plus question que d'« activations », là encore sans plus d'explications. 

Il s'agit sans doute du nombre de fois où elle a été téléchargée et lancée au moins une fois, ce qui ne veut donc pas dire qu'un million de français l'utilisent activement. Un manque de clarté qui détonne avec le discours de « transparence » tenu par le gouvernement.

Autre point noir, récurrent ces derniers jours : la question de l'anonymat des données de StopCovid. Bien que vanté par de nombreux politiques s'exprimant en faveur de l'application, dont Cédric O, cet anonymat n'existe pas.

C'est la CNIL qui prend la peine de le rappeler, dans une FAQ qui vient d'être publiée. Elle ne fait ici que redire ce que son premier avis avait déjà clairement identifié :

« Si aucune information directement identifiante (par exemple le nom et le prénom) n’est traitée dans le cadre de l’application StopCovid, la CNIL a rappelé que l’application n’est pas pour autant « anonyme » au sens de la réglementation relative à la protection des données.» 

Si elle estime « que le recours à des identifiants pseudonymes minimise les possibilités d’identification des personnes concernées », les responsables publics, au fait de cette analyse, ne devraient pas évoquer d'anonymat. Pas plus que le kit de communication de l'application diffusé sur le site du ministère de l'économie.

Le département de la direction interministérielle du numérique (DINUM) chargé de « la conception et la mise en œuvre de la stratégie de l’État dans le domaine de la donnée » a publié la semaine dernière un outil de pseudonymisation alimenté par une intelligence artificielle.

Pour rappel, la différence entre pseudonymisation et anonymisation est importante. Dans le premier cas, il s’agit d’un « traitement de données personnelles réalisé de manière à ce qu'on ne puisse plus attribuer les données relatives à une personne physique sans avoir recours à des informations supplémentaires ». Les données sont ainsi « indirectement identifiantes ». C’est la technique notamment utilisée par l’application StopCovid.

En plus de la mise en ligne d’un guide expliquant « pourquoi et comment pseudonymiser dans l'administration », Etalab propose désormais un outil open source (licence MIT) utilisant une intelligence artificielle pour pseudonymiser des documents. 

Vous pouvez également utiliser une version en ligne en uploadant un fichier doc, docx ou txt (100 ko max). Pour l’instant 158 documents et 7279 phrases ont été traités ainsi. 

L'Union des Groupements d'Achats Publics (UGAP, une centrale d’achat placée sous la tutelle des ministres chargés de l'Action et des Comptes publics et de l’Éducation nationale) indiquait il y a quelques semaines que le marché Services d’informatique en nuage (cloud externe) était attribué à Capgemini. La mise en place est prévue pour ce mois de juin.

« Ce marché a pour objectif d’accélérer la transformation et la production de services numériques auprès des ministères, des collectivités territoriales et de l’ensemble de la sphère publique ». Les organisations concernées « pourront accéder à une palette d’offres cloud computing externes, proposées par les principaux acteurs sur le marché français, européen et mondial, à des conditions économiques préférentielles ».

La liste n’est pas précisée, mais selon l’AFP, on y retrouverait OVH, Scaleway et Outscale chez les Français. 

Après avoir indiqué que la 5G n'était « pas un gadget, mais une priorité industrielle », Agnès Pannier-Runacher (secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie) revient sur le sujet lors d’une interview au Figaro. Elle explique cette fois vouloir « un lancement de la 5G avant la fin de l’année ».

« Notre objectif, et j’en ai fait part à l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep), est que les enchères soient lancées rapidement. Septembre est un objectif raisonnable, compte tenu des contraintes ». Elle affirme en avoir discuté avec Sébastien Soriano qui « partage [sa] philosophie ».

Pour rappel, Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ont déjà remporté 50 MHz chacun à prix fixe (en échange d’engagements supplémentaires). Les enchères porteront donc sur les 110 MHz restants.

Cette déclaration arrive quelques jours avant l’audition de Martin Bouygues par la commission de l'aménagement du territoire et du développement du Sénat, où il sera notamment question de 5G. Le PDG du groupe Bouygues a récemment publié une tribune demandant le report des enchères : « dans le climat économique d’aujourd’hui, la 5G n’est pas la priorité du pays ».

C’est en tout cas ce que rapporte Reuters, en se basant sur des sources de CNBC. Aucune annonce officielle n’a été faite pour le moment, tandis qu’Alphabet (maison mère de Google) n’a pas répondu aux questions de nos confrères.

« Le département de la Justice et quasiment tous les procureurs généraux d’État (state attorney general) ont ouvert des enquêtes sur les pratiques potentiellement anticoncurrentielles de Google », explique Reuters.

Disponible sur GitHub en licence MIT, ce projet vise à améliorer les gestionnaires, selon trois axes principaux.

D’abord les gestionnaires eux-mêmes, dans l’idée que la coopération entre les éditeurs mènera à un renforcement des solutions de chacun. Ensuite, permettre un gain de confiance de la part des utilisateurs. 

Enfin, et surtout, améliorer la communication entre les sites web et les gestionnaires de mots de passe, qui pose encore problème aujourd’hui. De nombreux sites web utilisent des formulaires spéciaux dont les champs ne sont pas reconnus, empêchant des solutions comme BitWarden, Dashlane ou LastPass de la détecter.

Les problèmes ne sont jamais bien graves, car il est toujours possible de récupérer les données dans son compte. Mais le remplissage automatique est une fonction appréciable, et on a tendance à pester rapidement contre les sites ne le prenant pas en charge.

Plus embêtante, l’impossibilité pour le gestionnaire de détecter une nouvelle connexion à un site et donc d’en retenir l’identifiant et le mot de passe.

Idéalement, le projet permettrait à terme d’améliorer les relations entre les deux « parties », de sorte par exemple que les caractéristiques maximales d’un mot de passe puissent être exposées, afin que les gestionnaires proposent automatiquement la séquence aléatoire la plus forte possible. Ce qui évite également le cas frustrant d’un mot de passe généré trop fort pour le site visé.

Le projet veut aboutir notamment à une base de données contenant des informations sur « qui propose quoi », les sites partageant un même type de connexion, des exemples de bonnes pratiques, etc.

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a mis en ligne son observatoire du mois de juin. Elle commence par préciser que, « en métropole, les accords délivrés en mai correspondent à des demandes reçues de la fin du mois de mars à la fin du mois d’avril, soit sur une période intégralement impactée par le confinement ».

Le gros des autorisations concernait la bande des 700 MHz (+1,8 %), puis celle des 800 MHz (+0,7 %). Sur les mises en service de sites, Free Mobile arrive en tête avec 230 de plus, tandis que les trois autres se tiennent dans un mouchoir de poche : 155 pour Bouygues Telecom, 154 pour Orange et 153 pour SFR. Le détail par fréquence et opérateur se trouve par ici.

Les tests sur la prochaine génération de réseau continuent : « 2 nouvelles stations 5G expérimentales ont par ailleurs été autorisées par l’ANFR en mai dans la bande 3,5 GHz, pour un total de 490 stations autorisées en France ».

Enfin, « durant l’état d’urgence sanitaire, les opérateurs mobiles peuvent recourir à une procédure simplifiée pour des sites qui permettent d’assurer une continuité de service. Au 1er juin, 59 déclarations de décisions dérogatoires au total ont été adressées à l’Agence nationale des fréquences : 58 par SFR et 1 par Bouygues Télécom. Toutes ont eu pour objet d’activer de nouvelles bandes de fréquences 4G ou 3G sur des sites existants ».

Le Centre national des études spatiales explique que « c’est une étape cruciale avant la mise en service du nouveau lanceur Ariane 6 », dont le vol inaugural est toujours prévu pour la fin de l’année.

Cet ultime essai sera réalisé « dans le courant de l’été 2020. Le moteur P120C des boosters d’Ariane 6 passera son dernier essai de qualification (QM2) au Banc d’Essai des Accélérateurs à Poudre (BEAP) de Kourou ».

« La particularité de ce matériel, le plus gros moteur monolithique au monde (3,4 m de diamètre et 13,50 m de haut), est d’être commun à Ariane 6 et à Vega-C, ce dernier étant une évolution du Vega actuel qui décollera pour la première fois à la fin de l’année », ajoute le Centre.

Le P120C a déjà passé les tests Development Motor (DM) et Qualification Motor 1 (QM1). Le QM2 combinera « le moteur avec l’avionique, les chaînes pyrotechniques d’allumage, la jupe arrière et les principes d’accrochages d’Ariane 6 ».

« Cet essai, qui simulera les conditions réelles d’un vol, donnera lieu à plus de 600 mesures permettant de vérifier le fonctionnement du moteur et de toutes les structures adjacentes : pressions, températures, accélérations, vibrations, mesures d’effort… ». 

Les mesures seront alors analysées et vérifiées, puis les pièces du moteur « démontées et expertisées par les industriels, afin de prononcer la Ground Qualification Revue (GQR) qualifiant le P120C pour Ariane 6 ».