Options Mon compte Next INpact
Affichage
Modifications sauvegardées
  • Smileys
  • Images
  • Commentaires par actu
  • Commentaires sous les news
  • Désactiver la version mobile
  • Taille de police
Close

Vous consultez la version mobile de ce contenu.

Cliquez ici pour être redirigé vers la version complète, ou attendez 5 secondes. Fermez ce pop-up pour continuer sur la version mobile.

5
secondes
Google chercherait à purger son Play Store des applications sans politique de vie privée
Applications Crédits : JasminSeidel/iStock

Google chercherait à purger son Play Store des applications sans politique de vie privée

Et elles sont sans doute nombreuses
3 min

Google prévoierait de se lancer prochainement dans un grand nettoyage son Play Store, en visant les applications qui n’intègrent aucune politique de vie privée. Une action qui aurait plusieurs avantages à la fois.

Selon The Next Web, Google expédie actuellement aux développeurs concernés un email particulier. L’éditeur y annonce que leur application ne contient aucune politique liée à la vie privée et à la protection des données sensibles.

Jusqu'au 15 mars pour se mettre en conformité

Dans cet email, le développeur se voit offrir deux possibilités : intégrer un lien vers une politique valide de protection des données dans son application et sur le Play Store, ou supprimer les fonctionnalités qui manipulent les données sensibles. Que ce sont ces dernières ? Tout simplement tout ce qui provient de la caméra, du micro, des comptes, des contacts, des appels téléphoniques… En clair, les données personnelles.

Si l’on en croit l’email, les développeurs ont jusqu’au 15 mars pour se mettre en conformité avec cette demande. Au-delà, Google prendra des mesures « administratives » : d’une limitation sur la visibilité de l’application à son retrait pur et simple de la boutique. Google remercie d’avance le développeur de l’aider à « fournir une expérience claire et transparente » aux utilisateurs.

Un coup de balai potentiellement lourd

Si l’éditeur met sa menace à exécution, les applications touchées pourraient être très nombreuses. L’un des principaux reproches que l’on peut faire au Store (et souvent aux autres d’ailleurs) est la multiplication des clones et des applications de piètre qualité. Beaucoup se concentrent sur quelques fonctions, tâchent de répondre à des besoins très spécifiques ou surfent sur une mode plus ou moins passagère. Avant d’être laissées à l’abandon.

Ces applications, souvent réalisées à la va-vite, ne prennent pas en compte les problématiques modernes de vie privée et de sécurité. Si Google les supprime bel et bien, le Play Store pourrait tout à coup se retrouver purgé d’un grand nombre de clones et autres projets de mauvaise qualité, permettant alors non seulement à la boutique de respirer, mais également aux applications authentiques de gagner en visibilité.

Parler enfin de qualité plutôt que de quantité

Il reste bien entendu à voir en pratique ce que cette action pourrait donner, et combien de développeurs vont réagir dans le mois qui vient. Cela étant, cette volonté de nettoyage reste une bonne nouvelle. Les utilisateurs ont pu assister en effet pendant des années à la « guerre du chiffre », où les éditeurs de plateformes se battaient sur une question particulièrement réductrice : quelle boutique a le plus d’applications ? Sans tenir compte de l’aspect qualitatif d’une telle bataille, les règles de filtrage ayant été fluctuantes.

Il est probable dans tous les cas que le compteur du Play Store baisse à compter du 15 mars, pour une raison simple : ces applications « zombies » ne sont plus entretenues. De fait, les développeurs concernés ne verront peut-être même pas l’email. Dans tous les cas, les bénéfices seront là pour Google : moins de cas à traiter, un Play Store plus propre et l'écho positif d'une préoccupation sur la sécurité des données. Reste à voir si Google continuera à communiquer sur le nombre d'applications disponibles après ce coup de balai.

Publiée le 13 février 2017 à 12:00


Chargement des commentaires