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Malgré l'annonce de sa mort, le MP3 est encore bel et bien vivant
Streaming Crédits : GOSPHOTODESIGN/iStock

Malgré l'annonce de sa mort, le MP3 est encore bel et bien vivant

Megadeath.mp3
2 min

Quand l'institut Fraunhofer annonce la libération des derniers brevets autour du MP3, la rumeur court que le format audio est mort. Une exagération, quand il s'agit encore de l'outil de choix pour écouter de la musique en ligne, même si des alternatives plus performantes existent.

L'éloge funèbre du MP3 a peut-être été prononcé trop vite. Il y a quelques jours, l'institut Fraunhofer indiquait via un communiqué que les derniers brevets sur l'algorithme de compression sont tombés, fin avril. Le format est donc désormais libre, avec pourquoi pas une intégration plus aisée dans les distributions Linux, comme nous le notions.

La vie du MP3 n'est pas encore en danger

Pourtant, cette nouvelle a donné lieu à l'annonce de la « mort » du codec, conçu dans les années 80 et 90. Pour The Telegraph, par exemple, « les créateurs du MP3 le déclarent mort ». Il s'agit d'une interprétation très libre du communiqué, qui précise bien que même « si d'autres codecs audio plus efficaces avec des fonctions avancées existent, le MP3 est toujours populaire chez les consommateurs ».

Ce n'est pas l'essor du streaming musical qui contredira l'institut, certains des principaux services l'exploitant, quand il reste le format de choix en téléchargement payant. Notons tout de même, comme Fraunhofer lui-même, que des codecs comme l'AAC (largement utilisé par Apple) ou l'Ogg Vorbis (notamment chez Spotify) contiennent plus d'informations pour le même débit. Les parents du MP3 attendent d'ailleurs beaucoup du MPEG-H.

Des contraintes levées

En fait, cette libération pourrait donner une seconde jeunesse au codec, utilisable avec bien moins de contraintes, et toujours compatible avec la quasi-totalité des lecteurs audio logiciels et physiques. La popularité d'outils de compression comme LAME lui garantit une certaine pérennité. Si l'âge d'or du partage en pair-à-pair est passé, le codec risque donc encore d'avoir de beaux jours devant lui.

Il faudra sûrement attendre la généralisation de la musique numérique sans perte (par exemple en format ALAC ou FLAC) pour voir le MP3 s'en aller. Pour le moment, il s'agit encore d'un marché de niche représenté par des acteurs comme Qobuz en France et Tidal aux États-Unis, qui ne rivalisent pas avec les ténors du marché. La possible offre Hi-Fi envisagée par Spotify pourrait, tout de même, être un pas en ce sens.

Publiée le 18 mai 2017 à 15:00


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