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Netflix rachète l'éditeur de comics Millarworld
Société

Netflix rachète l'éditeur de comics Millarworld

Wanted : la chronologie des médias, morte ou vive
3 min

Pour la toute première acquisition de son histoire, Netflix a frappé fort. Le groupe américain vient en effet de mettre la main sur Millarworld, l'entreprise créée par Mark Millar pour gérer ses franchises, notamment Kick Ass, Kingsman et Wanted.

Si vous faites partie des amateurs de comics qui se réjouissent dès que l'un de leur héros fait son apparition dans le catalogue de Netflix, la nouvelle qui va suivre devrait vous intéresser. Le géant de la SVOD vient en effet d'annoncer le rachat de Millarworld, pour un montant qui n'a pas été dévoilé.

Kick Ass, Kingsman et les autres... 

Si vous n'êtes pas familier avec le monde des comics, sachez que Millarworld est un éditeur indépendant de comics, fondé il y a quinze ans par Mark Millar, un auteur prolifique dans le domaine. L'homme est notamment à l'origine de quelques « arcs » célèbres chez Marvel, comme Old Man Logan et The Ultimates.

Il est également le créateur de quelques franchises connues comme Kick Ass, Kingsman et Wanted, qui à elles trois ont généré plus d'un milliard de dollars au box office. Des propriétés qui ont certainement attiré l'œil de Netflix, qui se verrait bien les adapter dans des formats adaptés à sa plateforme.

Dans son communiqué d'annonce, Netflix va d'ailleurs un peu plus loin que ça. Si le groupe promet d'amener le portefeuille de films et de séries de Millarworld dans le catalogue de sa plateforme de vidéo, il est également question de laisser l'entreprise travailler sur de nouvelles histoires et de nouvelles franchises. 

Vers un nouveau bras de fer avec le cinéma français ?

Le hasard faisant bien les choses, ce rachat est bouclé avant le démarrage au cinéma de Kingsman : Le Cercle d'or, attendu dans les salles obscures pour le 11 octobre 2017. Or Netflix a assez nettement pris position contre la sacro-sainte chronologie des médias.

En mai dernier, lors du festival de Cannes, le spécialiste de la SVOD a fait grincer quelques dents sur la croisette lors de la présentation de deux films Okja et The Meyerowitz Stories : « Nous voulons offrir à nos abonnés français la possibilité de regarder ces films où et quand ils le souhaitent, comme le reste de nos abonnés à travers le monde ; nous sommes certains que les amateurs français de cinéma ne veulent pas attendre trois ans après le reste du monde ».

Cette déclaration avait provoqué sifflets et critiques le long des marches du palais des festivals. Le CNC déplorait alors « l'intransigeance de Netflix, qui a refusé toute sortie de ces films en salle ». Un choix qui « empêche les spectateurs français de voir librement ces œuvres dans les cinémas, comme c'est la tradition. Netflix limite ainsi la diffusion de ces films à ses seuls abonnés ».

Si Kingsman a bien peu de chance d'entrer en compétition à Cannes, la question a le mérite de se poser. Est-ce que Netflix poursuivra son bras de fer avec le CNC et les distributeurs en annulant le lancement au cinéma de sa dernière acquisition, afin de le présenter le plus vite possible à ses abonnés, ou bien se pliera-t-il à la chronologie ? Réponse dans quelques semaines.

Anime et possible rapprochement avec les FAI américains

L'investissement de Netflix dans les contenus originaux concerne aussi l'animation, notamment japonaise, le service diffusant déjà le fonds de catalogue d'autres éditeurs et produisant ses propres séries, comme Ajin ou Knights of Sidonia. La semaine dernière, l'entreprise a annoncé l'arrivée prochaine d'une brochette de nouvelles productions, dont une nouvelle série Les Chevaliers du Zodiaque, censée ravir les plus nostalgiques.

Comme l'explique Wired, cette stratégie de production originale permet au service de détenir indéfiniment les droits des œuvres en question, face à des ayants droit qui ont tendance à fragmenter les canaux de diffusion. Le magazine souligne aussi l'intérêt de la niche de l'animation japonaise, le leader mondial Crunchyroll comptant un million d'abonnés et Amazon Prime Video s'étant aussi lancé sur ce créneau.

Cette production en propre doit s'accompagner d'une diffusion plus large aux États-Unis, le marché phare de Netflix. Selon Reuters, le troisième fournisseur d'accès du pays, Charter, devrait bientôt annoncer l'intégration du service de vidéo à la demande à ses box TV. L'entreprise verrait un relai de croissance important dans le bundling de ses offres avec d'autres services, selon l'agence de presse.

Publiée le 07 août 2017 à 16:39


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