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Internet fixe : avec 2,65 millions d'abonnés, la fibre porte le très haut débit
FAI Crédits : kynny/iStock

Internet fixe : avec 2,65 millions d'abonnés, la fibre porte le très haut débit

Près de 4 millions avec la fibre*
5 min

Avec plus de 200 000 nouveaux abonnés en un trimestre, la fibre continue de montrer une grande santé commerciale, tout comme Orange. Le câble ne tient pas la comparaison, avec moins de 50 000 nouveaux clients. La 4G fixe, elle, est désormais classée avec les connexions à moins de 100 Mb/s, montée en débit incluse.

Le régulateur des télécoms, l'Arcep, a publié son observatoire du (très) haut débit fixe, pour le deuxième trimestre. Sans surprise, les abonnements et les déploiements de fibre continuent de mener la danse, surtout en zones très denses. En zones rurales, les réseaux censés aider à l'attendre devraient commencer à se déployer dans les prochains mois, alors que le cap du million de logements éligibles est passé sur les réseaux d'initiative publique.

Au 30 juin, la France comptait 28,1 millions d'abonnés haut et très haut débit fixe, soit 145 000 de plus en un trimestre et 833 000 sur l'année. La majorité des abonnés restent en simple haut débit (21,9 millions), même si leur nombre continue de décroitre chaque trimestre (-170 000 au deuxième trimestre, -536 000 sur un an).

Cette chute est toujours largement compensée par les abonnements très haut débit, qui continuent de grignoter la part des anciens réseaux. 6,2 millions de logements sont connectés en très haut débit (au moins 30 Mb/s descendant), soit 314 000 de plus sur le trimestre et 1,37 million sur l'année. 37 % des logements éligibles à ces débits y sont abonnés. La marge de progression commerciale est donc importante, tout comme les efforts des opérateurs pour compléter cette couverture.

2,65 millions d'abonnés à la fibre, la 4G fixe voyage

L'appétit pour la fibre est fort et les chiffres le montrent. Fin juin, le pays comptait 2,65 millions d'abonnements au FTTH, soit 217 000 de mieux sur un trimestre, et 881 000 de plus sur un an. 30 % des lignes officiellement éligibles y sont concrètement abonnées. Orange continue de dominer ce marché, l'opérateur annonçant 1,69 million d'abonnés à cette date (+73 000 sur le trimestre).

Le câble rénové (à plus de 100 Mb/s) compte 1,33 million d'abonnés (+47 000 sur un trimestre, +123 000 sur un an). La progression est bien moins rapide que celle de la fibre et des technologies à moins de 100 Mb/s. En effet, le VDSL2, le câble non-rénové et la 4G fixe comptent 51 000 clients supplémentaires (+364 000 sur l'année), pour un total de 2,18 millions.

Arcep T2 2017 Abonnements
Crédits : Arcep

Notons que l'Arcep a reclassifié la 4G fixe, lancée en janvier par Bouygues Telecom avec sa 4G Box en janvier. Contactée, l'autorité nous confirme avoir déplacé la technologie de la ligne « Câble à plus de 100 Mb/s » vers les technologies à moins de 100 Mb/s. Selon l'institution, la 4G fixe actuelle a été classée par erreur dans cette catégorie haute.

La différence finale entre les décomptes est de 14 000 lignes, qui pourraient correspondre au nombre d'abonnés en 4G fixe. Pourtant, comme nous l'affirme le régulateur, le nouveau chiffre tient compte de corrections livrées depuis par les opérateurs. Cet ordre de grandeur (qui entre dans la marge d'erreur) est donc à prendre avec des pincettes.

Au passage, l'Arcep nous affirme que seules les box ou cartes SIM 4G sur réseaux mobiles sont prises en compte. Autrement dit, les futurs réseaux dédiés à la 4G fixe (TD-LTE), pour lesquels les autorisations de fréquences sont attendues ce mois-ci, ne sont pas encore intégrés au calcul. Ils doivent l'être une fois que les offres seront techniquement en place. De même, la ligne « 4G fixe » sera bien séparée des autres technologies une fois qu'assez d'opérateurs et de clients l'auront adoptée, ce qui devra sûrement encore attendre quelques trimestres.

La fibre, toujours l'apanage des zones très denses

À la fin du deuxième trimestre, 16,7 millions de logements sont éligibles au très haut débit, dont 10,9 millions en dehors des zones très denses. 12,3 millions peuvent disposer de débits supérieurs à 100 Mb/s. Une nouvelle fois, c'est bien la fibre jusqu'à l'abonné qui mène les déploiements. 8,2 millions de logements peuvent y souscrire, soit 700 000 de plus en un trimestre et 2,36 millions depuis fin juin 2016.

Sur l'ensemble, 4,4 millions de lignes FTTH sont situées hors des zones très denses (les 100 agglomérations les plus peuplées, où les opérateurs privés déploient chacun leur réseau). Selon l'Arcep, « environ 70% [des lignes FTTH actuelles] ont été déployés par Orange, 11% par SFR, 4% par Free et 15% par d'autres opérateurs ».

Un million de lignes ont été déployées sur des réseaux d'initiative publique (RIP) en zones moins denses (+140 000 en un trimestre). Si les poses continuent sans grande perturbation pour le moment, l'extension de la zone « privée » (AMII) fin septembre pourrait rogner de quelques centaines de milliers, voire millions de lignes sur les objectifs des réseaux publics. C'est ce que pressent l'Agence du numérique, en charge de piloter le plan, alors qu'Orange et SFR s'écharpent déjà sur la zone de coinvestissement, la marque au carré rouge demandant une plus grosse part du gâteau.

Arcep T2 2017 Déploiements fibre
Crédits : Arcep

La mutualisation (le taux de lignes avec au moins deux opérateurs au point de mutualisation) est passé à 66 % (+1 %) en un trimestre. Un tiers des logements éligibles n'ont donc pas le choix de leur opérateur. Le problème est plus visible en zone d'initiative publique, où à peine 29 % sont mutualisés, contre 71 % pour l'initiative privée.

Le câble à plus de 100 Mb/s est, lui, proposé sur 8,48 millions de lignes, SFR poursuivant la modernisation de son réseau, avec 140 000 rénovations sur le trimestre et 875 000 sur l'année. Restent encore 519 000 lignes à moins de 100 Mb/s. Enfin, le VDSL2 continue de s'étendre, avec 5,74 millions de lignes cuivre concernées (+91 000 sur trois mois et +273 000 sur un an).

Cette amélioration des débits sur le réseau téléphonique profite notamment de l'opticalisation des nœuds de raccordement mais devrait connaître une plus forte concurrence dans les prochains mois, en zones rurales, avec l'arrivée des réseaux dédiés à la 4G fixe (TD-LTE).

Publiée le 12 septembre 2017 à 15:30


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