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#LeBrief fait son retour : parce que l'info courte et gratuite vaut mieux que le putaclic
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#LeBrief fait son retour : parce que l'info courte et gratuite vaut mieux que le putaclic

#RespectPourTous
9 min

Après un été à travailler sur sa refonte, notre format quotidien #LeBrief fait son grand retour. L'occasion pour nous de montrer qu'il est possible de concilier un modèle économique vertueux avec de l'information de qualité et un traitement parfois plus court... sans tomber dans les travers du web de 2017.

Il y a quelques mois, nous avons décidé de revoir le modèle économique de Next INpact. Plus de contenu de fond, réservé à nos abonnés pendant une semaine à un mois, en prenant le temps d'analyser les choses et de nous attarder sur des sujets qui sont le plus souvent mis de côté ailleurs.

L'actualité des nouvelles technologies : un secteur plus ravagé qu'il n'y parait

Il faut dire que ces dernières années, le secteur des sites dédiés aux nouvelles technologies a radicalement changé. Pour faire simple, la quasi-totalité de nos confrères français ont été rachetés, fermés ou ont vu leur rédaction complètement vidée de sa substance. Les journalistes, eux, se cherchent une place dans les médias qui restent, lorsqu'ils ne passent pas de l'autre côté de la barrière, en travaillant pour une agence de presse ou un constructeur.

S'il s'agit en partie d'une phase de concentration du fait de l'appétit de gros acteurs, cela va plus loin et les raisons sont multiples. On note tout d'abord la montée en puissance de groupes de médias américains qui disposent de financements assez importants, de Techcrunch (Oath) à The Verge (Vox Media) en passant par des sites plus spécialisés comme Ars Technica (Condé Nast) et qui sont sans aucun équivalent francophone (faute de moyens).

Ici, on a surtout vu les journaux généralistes se lancer dans le domaine des nouvelles technologies, ces derniers étant largement financés par les groupes auxquels ils appartiennent (et bénéficiant de fonds et aides divers). Le tout, en voyant souvent notre secteur comme un simple élément annexe qui permet d'attirer un lectorat plus jeune et des audiences importantes à certaines occasions. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est plus rarement l'objet d'un accès limité aux abonnés. 

La multiplication des sources d'informations, des blogs aux youtubers en passant par les médias qui se situent entre les deux a aussi joué son importance. Présentés comme des sites d'information, ces derniers sont souvent opérés par des sociétés de développement Web qui ne travaillent non pas avec des journalistes mais des « rédacteurs », pas avec des pigistes mais des auto-entrepreneurs (ce qui, pour les personnes concernées, change radicalement les choses).

De quoi constituer un terrain complexe pour des médias qui veulent préserver leur indépendance (tant éditoriale que capitalistique), tout en misant sur un modèle vertueux de respect du lecteur et d'information de qualité.

Derrière la question des contenus, celle du modèle économique

Le modèle économique de l'information en ligne a bien entendu été le cœur de ces évolutions récentes. Misant avant tout sur la gratuité et le modèle publicitaire, les sites se sont retrouvés face à une situation complexe du fait de la mainmise des géants du Net sur ce secteur et de la puissance de frappe de certains groupes qui occupent le peu de terrain restant.

Se retrouvant à se partager des miettes, la plupart des sites ont opté pour une augmentation importante du nombre de publicités par page, de la lourdeur des formats (taille, audio/vidéo, lecture automatique, etc.) mais aussi du tracking (voir ici ou ), notamment via l'achat programmatique.

Des choix d'autant plus facilités par le fait que le gendarme des données, la CNIL, n'a pas joué son rôle en la matière, multipliant les hésitations et autres renoncements sur le sujet ces dernières années. De quoi laisser la place pour un Google qui a décidé de se positionner comme le nouveau régulateur  de la publicité en ligne.

Résultat, les lecteurs utilisent de manière croissante des bloqueurs de publicités, pénalisant à la fois les sites qui abusent de ces diverses pratiques, et ceux qui avaient un usage plus raisonné.

Contenus à clics et sponsorisés : une (mauvaise) réponse de court terme

Quelle solution trouver à cela ? Elle a été double ces dernières années : diffuser des publicités ressemblant à des articles à travers la pratique du contenu sponsorisé quitte à renforcer la défiance des lecteurs et à favoriser le mélange des genres entre information et communication. Mais surtout, il fallait augmenter l'audience à tout prix, notamment en multipliant le nombre d'articles publiés et autres pages vues, notamment à coup de diaporamas et autres auto-refresh.

Bien entendu, la tendance au clickbait fait aussi partie du dispositif, bien aidée par Google et les réseaux sociaux. Nous en avons le meilleur exemple sous les yeux ces derniers jours avec la dernière conférence Apple. Après des mois de rumeurs (en partie fausses, en partie vraies) qui tournent en boucle d'un site à l'autre sans aucune plus-value, nous avons eu droit hier à une avalanche d'articles à l'occasion des différentes annonces. Le tout, si possible, avec un titre accrocheur, optimisé pour le SEO et assez émotionnel pour faire « le buzz » sur les réseaux sociaux.

Bien que Google (News) et Facebook vantent leur intérêt pour le journalisme et l'information de qualité, c'est avant tout cette multitude de micro-articles sur chaque bout de produit et autres fonctionnalités qu'ils vont mettre en avant pendant toute la période qui précède et qui suit la conférence.

Vous publiez une analyse de fond ? Vous passerez inaperçu dans l'océan de sujets développés par dizaines issus de la centaine de sites français qui traitera le sujet. Surtout ceux qui auront tendance à remonter leur article de manière à ce qu'il apparaisse comme frais, à revenir sur des points de détail, ou à faire une comparaison avec le SMIC de bon matin.

Notez que cette problématique touche aussi bien de grands moteurs que leurs alternatives tels que Qwant par exemple.

Qwant iPhone X SEOGoogle iPhone X SEO

Le raisonnement des éditeurs est aussi basique qu'intéressé : publier dix articles sur un sujet qui feront chacun 15 000 vues est plus intéressant qu'un seul qui en fera 50 000. C'est plus chiant à lire pour le lecteur ? Qu'importe. Le modèle économique repose uniquement sur la capacité à afficher un maximum de publicités sur un maximum de pages.

Next INpact : du renforcement de l'offre Premium à #LeBrief

De notre côté, nous avons toujours cherché à penser notre modèle, nos pratiques et notre politique éditoriale avec comme seule volonté de satisfaire nos lecteurs. Quitte à aller à contre-courant. 

C'est pour cela que nous avons misé sur l'abonnement pour nous relancer en 2009, que nous avons renforcé cette offre payante plutôt que de céder aux sirènes du contenu sponsorisé, et que nous avons revu notre modèle économique avant l'été, misant sur un modèle principalement payant.

Mais nous avons toujours vu notre mission comme celle d'informer nos lecteurs, sur le fond comme sur les petits détails qui ont parfois leur intérêt. Face à l'évolution du secteur, nous avons décidé de repenser notre manière de faire, mais surtout l'organisation de nos contenus. C'est comme ça qu'est né #LeBrief.

Notre idée de départ était de proposer sur Next INpact uniquement du contenu où nous pensons que notre « patte », la capacité d'analyse et d'investigation de notre rédaction peuvent faire la différence. Nous voulions aussi mieux mettre en avant certains sujets qui sont rarement traités ailleurs mais qui méritent l'attention de nos lecteurs, bien qu'ils ne soient pas toujours très « SEO friendly ».

Dès lors, comment croiser cela avec la multitude d'informations qui peuvent vous intéresser ? Nous aurions pu décider de les laisser de côté, mais même courtes et nécessitant moins d'analyse, elles méritent une rigueur de traitement que l'on ne retrouve pas toujours ailleurs (le diable étant toujours dans les détails). Surtout, elles méritent d'être accessibles sur un site qui ne multiplie ni les publicités, ni le tracking et qui respecte son lectorat bien au-delà de sa politique éditoriale.

Nous avons donc décidé de lancer #LeBrief comme un format à mi-chemin entre une newsletter et ce que nous pratiquions auparavant, avec l'objectif d'écouter les réactions des lecteurs et de nous adapter pendant l'été. C'est ce que nous avons fait, et la v2 de ce format est désormais prête à être lancée.

#LeBrief v2 : l'essentiel, sous la forme qui vous arrange, avec les valeurs de Next INpact

La demande la plus importante était celle de disposer d'une page unitaire pour chaque élément du Brief. Une manière pour vous de pouvoir les retrouver plus facilement, et pour nous de pouvoir y faire référence de manière plus directe. La seconde était de disposer d'un affichage plus travaillé et de pouvoir commenter chaque élément. Nous l'avons donc fait.

Nous avons par contre gardé ce qui fait le cœur de notre dispositif : #LeBrief est publié chaque matin, accessible via une newsletter et son contenu est ouvert à tous. Vous y retrouverez l'essentiel de l'actualité de la journée traitée de manière courte, rarement des informations exclusives. Pour la plupart, il s'agit même de contenus que de nombreux sites vont passer leur journée à traiter en tentant d'y ajouter un peu de consistance pour donner le change.

De notre côté, la rédaction s'occupera essentiellement de ses analyses de fond une fois #LeBrief mis en ligne en début de matinée. De quoi nous permettre de concilier au mieux les deux modèles. 

#LeBrief v2#LeBrief v2

Pour vous permettre de vous y retrouver et ne pas « polluer » le site avec les multiples publications matinales, #LeBrief quotidien sera accessible via un élément dans la colonne de droite, affiché comme une actualité. D'autres mises en avant seront mises en place au gré des évolutions du site.

Une page dédiée fera aussi son apparition. Elle référencera tous les éléments de manière chronologique, chacun étant commentable et facile à partager sur les réseaux sociaux. L'affichage prendra place au sein de la même interface que Next INpact, avec peu de publicité pour les lecteurs non abonnés, et aucune pour ceux qui disposent d'un abonnement.

Une mise en place progressive... après #LeDebrief

La mise en place de cette nouvelle version sera progressive, afin de nous permettre de recueillir votre avis et d'adapter ce nouveau format à vos différentes requêtes dans les jours à venir. Comme toujours, n'hésitez d'ailleurs pas à nous livrer votre avis au sein de nos commentaires.

Elle interviendra après la mise en place d'une serie d'articles mise en place spécialement à l'occasion de la rentrée : #LeDebrief. Ici, le but sera de vous permettre de retrouver de manière condensée toutes les petites informations à côté desquelles vous avez pu passer cet été en complément de notre analyse des fichiers de sécurité publiés de manière assez opportune dans cette période assez calme, ou notre dossier consacré à l'IFA de Berlin.

Publiée le 13 septembre 2017 à 13:37


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