Options Mon compte Next INpact
Affichage
Modifications sauvegardées
  • Smileys
  • Images
  • Commentaires par actu
  • Commentaires sous les news
  • Désactiver la version mobile
  • Taille de police
Close

Vous consultez la version mobile de ce contenu.

Cliquez ici pour être redirigé vers la version complète, ou attendez 5 secondes. Fermez ce pop-up pour continuer sur la version mobile.

5
secondes
The Old Reader, un agrégateur de flux RSS pour la veille entre amis
Applications

The Old Reader, un agrégateur de flux RSS pour la veille entre amis

Pas de chichi
6 min

Alors que Feedly multiplie les fonctionnalités pour attirer les amateurs d'automatisation et les entreprises voulant une veille collaborative, The Old Reader mise sur un service presque dépouillé. Simple et efficace, ce gestionnaire de flux RSS se distingue surtout par sa composante sociale clé en main.

Poursuivons notre série sur les agrégateurs de flux RSS. Après le principal service, Feedly, c'est au tour de The Old Reader d'être décortiqué. Lancé à la mi-2012, peu avant la fermeture de Google Reader, il revendique 500 000 utilisateurs. Classique, il se distingue surtout par la possibilité de partager des articles avec des amis directement via son interface.

Loin des fonctions de collaboration d'un Feedly, The Old Reader penche plutôt vers le réseau social dédié à la lecture d'actualités. La version payante, qui élève le nombre de flux surveillables (100 seulement par défaut), est bien plus une invitation au soutien qu'un accès aux fonctionnalités du service.

Notre dossier sur les lecteurs de flux RSS :

The Old Reader, un lecteur vieillot

The Old Reader ne s'adresse pas en priorité aux débutants de la syndication de flux. Après avoir créé son compte (via Facebook, Google ou une adresse e-mail), il propose une courte vidéo de démonstration et envoie directement l'utilisateur sur son interface. Au nouveau membre de savoir quels sites il compte suivre, voire les adresses de leurs flux RSS.

Le bouton d'ajout d'abonnement, en évidence au-dessus de la liste des flux sur l'interface web, tolère une recherche par mots-clés (comme « lefigaro ») pour fournir l'ensemble des flux correspondants en base. La méthode est loin de celle de Feedly, qui suggère dès le premier écran des abonnements selon les centres d'intérêt et les sites déjà ajoutés.

Par défaut, le service abonne l'utilisateur à neuf sources anglophones. Le bouton d'import de flux en masse (via un classique fichier OPML, aussi exportable) est également en évidence. Le site n'offre aucune surprise à ceux qui ont déjà pratiqué un lecteur de flux RSS : les options en tête de page, une longue liste d'abonnements classés par catégories dans la barre latérale gauche et le contenu des flux sur le reste de l'écran.

Le style graphique renvoie cinq ans en arrière, même s'il a le mérite de la clarté. Une extension non-officielle permet d'être notifié des nouvelles actualités dans son navigateur.

Les options sont, elles aussi, des plus banales. Le service permet de gérer les newsletters reçues, le mode de vue préféré pour les listes d'articles, leur ordre et quelques options d'ergonomie, dont l'intégration du service de lecture rapide Spritz. Petite fantaisie : la possibilité de désactiver le chiffrement de la connexion au site, pour une raison qui nous échappe.

The Old Reader RSS
La vue principale de The Old Reader

Pas d'applications mobiles en propre

Deux modes d'affichage sont proposés : une liste avec les titres (sans illustration) et une vue complète du contenu. Une Reading View expérimentale ne conserve que le contenu d'un article à l'écran, avec une navigation à la souris. Un mode lecture que les navigateurs ou des services comme Pocket et wallabag proposent depuis bien longtemps.

Une navigation par raccourcis-clavier est de la partie, demandant de retenir une importante liste de combinaisons de touches, peu évidente pour un nouveau venu. Tout juste certaines fonctions, comme le défilement via espace ou des interactions avec les entrées, ne demandent qu'une touche.

Sur mobile, The Old Reader ne propose qu'une version web adaptée, pas d'application en propre. Le service est tout de même compatible avec des clients tiers, comme Palabre sur Android ou Reeder sur iOS. Il en propose une longue liste.

The Old Reader mobileThe Old Reader mobileThe Old Reader Reeder
Le site mobile de The Old Reader, et son utilisation avec Reeder

Un agrégateur social

La principale différence de The Old Reader est son aspect social. Le service propose de s'abonner à d'autres utilisateurs, voire de retrouver ses amis en les important depuis d'autres plateformes.

Cette composante donne quatre options de sauvegarde d’articles : les marque-pages et les articles étoilés (pour les garder de côté pour soi), le partage sur son profil et l'ajout d'une mention « J'aime », qui les ajoute également au profil. Le partage permet d'ajouter un commentaire, qui sera associé à l'article s'il est consulté via ledit profil. Il est possible de réserver ces entrées partagées aux seuls abonnés approuvés ; une option qui correspond aux comptes privés d'un Twitter.

Par ailleurs, The Old Reader classe les articles les plus « tendances » chez ses utilisateurs, en majorité des articles sur les nouvelles technologies et des bandes dessinées anglophones. Le service permet enfin d'ajouter son propre outil de partage d'article, et de connecter son compte à Pocket, pour les lire plus tard.

Une offre payante des plus simples

Le tout est utilisable gratuitement, avec une bonne part de ses fonctionnalités. La principale limite est celle du nombre de flux à suivre simultanément, fixé à 100. Pour rappel, cette même limite est présente dans Feedly, mais elle n'est pas appliquée dans les faits, contrairement à The Old Reader.

Des entrées sponsorisées par des entreprises, ainsi que des bannières, peuvent apparaître. Il en coûtera trois dollars par mois pour passer à 500 flux simultanés, ou 25 dollars par an. Soit un prix divisé par plus de deux face à Feedly. Une offre d'essai de 14 jours est proposée.

L'abonnement payant ajoute également la recherche complète, des rafraichissements plus rapides des flux (sans plus de précision), un an de stockage des articles, l'intégration avec Instapaper et un accès anticipé aux fonctionnalités à venir. Il permet aussi d'accéder aux marque-pages (« Bookmarked »), via le site ou l'extension Firefox (non-officielle). Rien d'essentiel en dehors de la recherche, donc.

Différents paliers d'abonnements sont disponibles, jusqu'à 15 000 abonnements pour 99 dollars mensuels, ou 990 dollars annuels. Les offres les plus chères ressemblent surtout à des formules de soutien à une plateforme qui fournit gratuitement la plupart de ses options. Ses développeurs insistent sur la qualité de sa communauté, dont elle met en avant des membres sur son blog.

Disponible en français (contrairement à Feedly), The Old Reader fait figure de référence pour ceux qui souhaitent un service simple, voire dépouillé, demandant peu de fonctions. Il est taillé pour la veille entre amis, à l'ancienne. Il peut séduire par son prix peu élevé face à la concurrence et son interface d'un autre âge, mais ne suffira sûrement pas à ceux qui veulent une solution plus professionnelle.

Publiée le 14 mai 2018 à 16:38


Chargement des commentaires