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Labellisation de la presse en ligne, tremplin pour un CSA affamé
Loi Crédits : anouchka/iStock

Labellisation de la presse en ligne, tremplin pour un CSA affamé

Un râteau pour label ?
13 min

Si ces deux amendements sont adoptés, le projet de loi contre la diffusion des fausses informations en ligne permettra au CSA d’avancer vers un ambitieux projet : celui de la labellisation des contenus sur Internet, ici les titres de presse. Un rêve vieux de plus de 10 ans.

Le projet de loi contre les « fake news » est en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Les députés ont déjà discuté d’une partie des dispositions, dont l’épineuse définition de ce qu’est une fausse information. Les divisions sur le cœur du texte entre le gouvernement et la rapporteure (LREM) ont été médiatisées, mais un autre projet mérite un coup de projecteur.

Dans le lot des amendements qui restent en discussion, le n°186 signé d’une brochette de députés LREM, dont Éric Bothorel, propose en effet d’astreindre les grands opérateurs de plateformes à une obligation de signalétique.

L’idée ? Épingler aux yeux des internautes, la presse de confiance, celle qui nécessairement n’est pas censée diffuser de « fausses informations ». 

L’amendement n°230 lui est intimement couplé. Il charge tout simplement le CSA de délivrer ce « label certifié permettant à ces opérateurs d’identifier et de signaler à leurs utilisateurs les contenus issus des entreprises de presse, agences de presse et services de média audiovisuels. »

Ces deux amendements ont été dupliqués par le MODEM au n°231 et 152

En clair, adopté, le CSA aurait une place de choix sur la labellisation des contenus en ligne, en définissant les critères permettant de dire que telles sources sont de confiance. Et en dénonçant en creux celles démunies du précieux autocollant numérique.

En soulevant le couvercle des « fake news », le gouvernement allait presque naturellement réveiller de vieux démons, pour la plus grande satisfaction des futurs heureux élus, bien contents de trouver un levier pour sortir du lot dans les moteurs et sur les réseaux sociaux.

En 2006, quand RDDV voulait s’« attaquer au problème de la presse et de l’Internet »

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Publiée le 11 juin 2018 à 17:16


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