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Difficultés entre PME et marketplaces : une charte début 2019, selon le cabinet Mahjoubi
Loi Crédits : Assemblée nationale

Difficultés entre PME et marketplaces : une charte début 2019, selon le cabinet Mahjoubi

Marketpeace
2 min

Le cabinet de Mounir Mahjoubi a tenu à actualiser les données diffusées vendredi dernier dans nos colonnes. Elles concernent l’espace ouvert aux TPE/PME pour témoigner de leurs difficultés avec les plateformes de vente en ligne.

Depuis le 31 octobre jusqu’au 30 novembre, toutes ces petites structures ont la possibilité de relater dans un espace dédié les problématiques rencontrées sur les marketplaces, dont les faits de déréférencement. Mounir Mahjoubi avait assuré lors du lancement que « la France n’est pas un Far West numérique. Par la médiation, je demande aux plateformes de bâtir des relations de confiance avec le tissu des PME françaises. » 

Suite à une réunion organisée le 21 novembre dernier à la Direction générale des entreprises (DGE) avec Alibaba, eBay, Rakuten (ex-PriceMinister), Amazon, La Redoute, ManoMano, Le bon coin ou encore Cdiscount, nous avons appris que seules 56 structures s’étaient manifestées. Un bilan pour le moins contrasté.

Samedi, le secrétariat d'État au Numérique nous a contactés pour relativiser ces données. « Les chiffres du 21 novembre ne sont plus bons. Nous avions reçu 70 témoignages et l’objectif est d’en réceptionner 100 d’ici fin novembre ».  

Une médiation, plus qu'une logique de chiffres

Dans le panorama des problèmes soufflés aux oreilles de la DGE, l’absence de dialogue, le déréférencement voire l’expulsion pure et simple des plateformes de vente en ligne figurent en bonnes places. « Notre objectif n’est pas faire une sorte de pétition, mais avant tout de remontrer les cas concrets » nous indique l'entourage de Mounir Mahjoubi. « Nous cherchons plus la médiatisation de ces problèmes que le chiffre lui-même ».

Le secrétariat d'État au Numérique assure en effet avoir reçu de nombreux témoignages en « off ». « Les petits patrons ont peur des plateformes et de leurs représailles » assure-t-on, « ils rechignent à témoigner individuellement ».

Impossible d'attendre l'entrée en vigueur du règlement P2B

« Nous voulons que les plateformes soient une opportunité. Nous voulons engager une médiation pour aboutir à un dialogue constructif et des solutions qui facilitent tout le monde » poursuit le cabinet du secrétaire d’État. « Nous souhaitons en conséquence que les plateformes offrent aux TPE et PME la possibilité d’avoir un interlocuteur pour traiter de leur demande. Un correspondant, chargé du suivi. Bref, nous voulons qu’il y ait un humain. Quand vous vous faites sortir d’Amazon, soit plus de 80 % des cas remontés, vous n’avez plus d’accès au compte client, vous n’avez accès à rien. C’est kafkaïen »

De réunions avec les acteurs du e-commerce au sein de la DGE, le cabinet promet une charte mise en œuvre plutôt en début d’année. « Au niveau européen, le futur règlement plateforme to business (P2B) permettra un dialogue, une transparence sur les faits et une réelle communication entre les entreprises. Sauf que ce règlement n’est pas en application. On espère que tout sera acté en 2019, et encore, il y aura alors un délai d’entrée en vigueur. En attendant, une entreprise qui se fait déréférencer ne peut se permettre d’attendre si longtemps. Voilà pourquoi nous souhaitons engager une médiation. »

Publiée le 26 novembre 2018 à 09:44


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