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Freebox Delta Player Devialet : « les gens veulent avant tout consommer des contenus multimédias »
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Freebox Delta Player Devialet : « les gens veulent avant tout consommer des contenus multimédias »

VLC's missing
17 min

Avec sa nouvelle Freebox Delta, Free innove de bien des manières. L'une consiste à ne plus louer son boîtier multimédia, mais à le vendre 480 euros. Une bonne idée ? Un bon tarif ? Une bonne solution face à la concurrence des Apple TV et autres box Android TV ? C'est que nous avons tenté de comprendre.

La semaine dernière, Free dévoilait sa Freebox Delta, qu'il commence à expédier. Nous avons déjà eu l'occasion d'analyser l'offre puis le nouveau Server, qui fait office de modem routeur. Sa spécificité principale : le support du 10 Gb/s, tant pour le réseau local que pour la connexion FTTH. Ceux qui n'ont droit qu'au xDSL peuvent profiter d'une connexion hybride 4G. 

Mais on a également droit à quatre emplacements pour SSD/HDD, des réseaux domotiques, une connexion Sigfox, un pack de sécurité... Ces innovations font la marque de fabrique de Free, mais sont également à l'origine de son coût : 50 euros par mois. Un montant auquel il faut ajouter celui du boîtier multimédia : le Player Devialet.

Avec lui, la société change la donne grâce à des caractéristiques techniques fortes, mais également la façon dont il est proposé au client. Il est en effet obligatoire de l'acheter, avec la possibilité de payer en 1 à 48 mensualités. Il faut dire que son tarif est de 480 euros, tout de même. Soit un total de 60 euros par mois pendant quatre ans dans le meilleur des cas.

Une façon de faire jugée problématique à plus d'un titre. Mais qu'est-ce que cela cache ?

Notre dossier sur Free et les Freebox One/Delta :

L'achat obligatoire : mesquinerie  ou stratégie de Free ?

En discutant avec eux, des proches du dossier semblent s'accorder sur un point : Free pourrait rapidement proposer un abonnement sans ce fameux Player Devialet. L'idée a sans doute été de réserver les premiers exemplaires en priorité à ceux qui voulaient le pack complet et acceptaient de dépenser 100 à 150 euros de frais de mise en service et migration.

Une fois cette phase terminée, il faudra gérer les premières remontées de bugs, ajouter les fonctionnalités mises de côté à la dernière minute et surtout faire le point sur la gamme d'abonnements. Car on le voit bien : quelque chose cloche. À 50+10 euros, la Freebox Delta est l'offre la plus chère du marché, sans alternative pour ceux qui ne veulent pas des services multimédias mais pourraient être intéressés par le 10 Gb/s, le NAS avec RAID ou la connexion hybride.

La Freebox One a l'inconvénient d'être monobloc (il faut donc la TV près de l'arrivée téléphone/fibre), en plus de n'avoir aucune des fonctionnalités avancées de sa grande sœur, pour un tarif qui reste élevé : 40 euros par mois.  Proposée à 30 euros la première année, avec un abonnement Netflix Essentiel, elle peut trouver son public. Mais on la voit mal connaître un véritable succès sur le long terme sans un sérieux réajustement.

Pour le reste de la gamme, ce sont pas moins de trois Freebox qui se partagent le gâteau, là aussi avec des tarifs uniquement intéressants la première année : 10, 15 ou 20 euros par mois, puis 25, 35 ou 45 euros par mois. Free va sans doute devoir faire des choix. Car placer la Révolution à un prix moins élevé que la One la première année mais plus cher ensuite n'a aucun sens. Surtout pour un duo de boîtiers mis sur le marché... il y a huit ans.

Freebox Décembre 2018
Xavier, on a un problème

Mais revenons à notre Player Devialet qui concentre à peu près toutes les erreurs de Free dans la mise sur le marché de sa nouvelle offre. Notamment à travers sa première spécificité : il est impossible de le louer, il faut l'acheter. Ici, le fournisseur d'accès Internet (FAI) vante un nouveau modèle où le client est propriétaire d'un produit fonctionnel même hors de son réseau (les services maison comme Freebox TV ne sont alors plus fonctionnels). Certes.

On y voit surtout un avantage pour la société : elle n'a pas à inclure son coût dans l'abonnement mensuel. Ainsi, le tarif facial est de 50 euros par mois. Une façon de contourner les exigences légales en la matière, en évitant de dire au client qu'il devra en réalité dépenser bien plus qu'annoncé ? Espérons que la DGCCRF se penche rapidement sur la question.

Car le prix affiché ne devrait être ainsi mis en avant qu'à partir du moment où l'abonnement est désolidarisé de la vente du boîtier Player Devialet. Si Free venait à insister sur cette façon de faire, il faudrait rendre obligatoire la réintégration de son coût dans le tarif facial utilisé dans les publicités, afin d'assurer une information correcte des clients.

Actuellement, il n'est affiché qu'après un clic sur un petit « i » dans le tableau comparatif du site du FAI.

Une histoire de choix et de garantie

Surtout que l'on se demande bien qui cela peut intéresser, et où est la demande réelle pour un achat plutôt qu'une location. Bien entendu, il y a des clients qui préfèreront posséder un tel produit plutôt que de le louer. Laisser le choix est donc une solution intéressante, mais ce n'est pas ce qui a été fait par Free. De plus, le boîtier n'est pas vendu seul.

Si on en a déjà un, on ne peut pour le moment pas prendre un nouvel abonnement Delta sans en acheter un autre. Puis il y a la question de la garantie. Un boîtier loué au FAI a l'avantage d'être remplacé en cas de problème pendant toute la durée de l'abonnement. Ici, ce ne sera sans doute pas le cas. Free n'est d'ailleurs pas très clair sur le sujet.

On peut imaginer qu'en cas de problème pendant les deux premières années, tout sera pris en charge comme le veut la loi, mais après ? Il aurait été intéressant de proposer une garantie de quatre ans (la durée de mensualisation maximale) par défaut ou des extensions de garantie. Free a plutôt décidé de laisser ses clients sans solution.

Bref, on attendait mieux du « trublion » qui montre ici qu'il cherche à imposer un choix dans son intérêt, sans être capable de s'en expliquer clairement ou d'anticiper les besoins de ses clients. Si la pirouette marketing peut fonctionner le temps d'une conférence, elle ne suffira pas sur le long terme. Des réponses claires devront donc être apportées rapidement.

Un boîtier multimédia haut de gamme, imposant

Passons aux caractéristiques de ce Player Devialet. Les premières choses que l'on note, sont sa taille et son poids : 295 x 280 x 110 mm pour 4,5 kg (mais au moins, il n'est pas bancal). Reprenant le design triangulaire signé Jasper Morrison qui donne son nom à la Delta, il embarque pas moins de six haut-parleurs, avec une spatialisation gérée par Devialet (SPACE).

La société française, dont Xavier Niel est actionnaire, s'est spécialisée dans les produits haut de gamme, basés sur des technologies et des algorithmes conçus en interne. Elle vend habituellement ses enceintes Phantom à partir de 1 000 euros. On sait pour le moment peu de choses du système intégré ici et des différences avec l'offre classique de la marque. Son nom sert surtout de gage à Free pour donner un accent « Hi-Fi » à son boîtier.

Différentes technologies sont mises en avant comme AVL (Adaptative Volume Level) ou SAM (Speaker Active Matching), sans plus de détails. Tout juste apprend-on que trois des six haut-parleurs, en charge des graves, ont été conçus sur mesure par Devialet pour la Freebox Delta.

Elle n'est pour le moment certifiée que Dolby Audio, mais il nous a été confirmé que la gestion du Dolby Atmos arrive. 

Freebox Delta Player DevialetFreebox Delta Player Devialet

Côté base technique, les équipes du FAI n'ont pas fait les choses à moitié avec un Snapdragon 835 accompagné de 2 Go de mémoire et 32 Go de stockage. Il s'agit de la version pour boîtier TV sans 4G (APQ8098) plutôt que celle pour smartphone (APQ8998). Elle intègre quatre cœurs ARMv8 Kryo 280 (2,2/2,3 GHz) et quatre Kryo basse consommation (1,9 GHz). 

On retrouve par contre le GPU Adreno 540, le DSP Hexagon 682, le support du Wi-Fi 802.11ac ou l'USB 3.1 Type-C. Bien que le Bluetooth 5.0 soit indiqué comme supporté, il n'est question que de la version 4.1 sur la Freebox Delta. Elle ne communique d'ailleurs en Wi-Fi que via deux antennes (2x2 MU-MIMO) contre du 4x4 MU-MIMO supporté par le Server, sans précision sur les débits théoriques (sans doute 867 Mb/s sur le 5 GHz).

La connectique arrière se compose d'une sortie HDMI 2.1 (4K, HDR10, HDCP 2.2, e-ARC), deux ports Gigabit, un USB 3.0 (ou 3.1 Gen 1) Type-C pour l'alimentation via les Freeplugs de nouvelles génération (câble unique, 1 Gb/s, AV2-MIMO) et deux autres USB 3.0 (Type-A et Type-C) pour connecter des périphériques. Une entrée TNT est de la partie. Si vous voulez relier un appareil tiers en profitant des enceintes intégrées, une entrée S/PDIF est présente.

Sur la face supérieure de l'appareil, on trouve quatre micros qui servent aux assistants vocaux Alexa et Freebox. Il est possible de les couper matériellement grâce à un interrupteur dédié. Un bouton d'appairage Bluetooth est présent, ainsi qu'un lecteur NFC et une zone de recharge Qi aimantée. 

Freebox DeltaFreebox Delta Player Devialet

Cette dernière est prévue pour accueillir la télécommande contextuelle, mais fonctionne aussi avec les autres appareils compatibles avec la norme Qi. Lors de nos premiers essais, elle fonctionnait bien avec des smartphones Android. Les équipes sur place nous ont indiqué rencontrer quelques soucis avec les iPhone, notamment si une coque est présente. Il faudra voir si ce bug peut être corrigé rapidement de manière logicielle ou si c'est un problème matériel. 

Au final, le boîtier est bien mieux équipé (surtout au niveau audio) que les deux produits stars du secteur, reposant sur des écosystèmes de plateformes américaines : l'Apple TV 4K (199 euros) et la Shield TV de NVIDIA sous Android TV (160/220 euros). Il est aussi bien plus coûteux, avec des possibilités moindres sur certains aspects comme les jeux vidéo, le nombre d'applications disponibles, la compacité... 

Une interface « qui s'inspire des meilleurs », avec double commande vocale

La partie logicielle affiche de nombreuses similarités avec Android TV. Mais lorsque nous avons discuté avec les équipes, elles nous ont rapidement confirmé que tout était développé maison, même si l'inspiration d'autres interfaces pouvait se ressentir ici ou là. L'idée générale est de réorganiser l'ensemble pour une entrée par le contenu, plutôt que par les services.

Ainsi, ce ne sont pas les chaînes et autres applications qui sont d'abord mises en avant, mais plutôt les derniers films disponibles. Une façon de faire de plus en plus classique à l'heure de Molotov et de la délinéarisation de la consommation TV. Un moteur de recherche unifié est présent pour les services qui le permettent, mais pas tous. 

Ce n'est par exemple pas le cas de Netflix, qui le propose pourtant sur d'autres plateformes. « Ils demandent à ce que toutes les recherches leur soient remontées pour que ce soit possible, ce que nous refusons » nous a précisé un employé de Free. La couche technique exploite toujours Qt QML, ce qui permet une continuité par rapport à la Révolution.

Freebox Delta Player DevialetFreebox Delta Player Devialet

Ainsi, la boutique d'applications est toujours présente, assurant une rétrocompatibilité totale. De nouvelles API seront bien entendu proposées afin de s'adapter aux spécificités de la One et de la Delta qui utilisent cette nouvelle interface. Il y a par exemple un widget qui peut être affiché en haut à droite de l'écran pour lire un second flux vidéo ou même afficher un lecteur audio. Cela concerne aussi la télécommande contextuelle.

L'interface est en 4K, mais fluide. Chaque élément est travaillé pour s'afficher au mieux sur n'importe quelle définition d'écran. Comme ailleurs, les vignettes des programmes sont travaillées par une équipe en interne pour les adapter au mieux aux menus. Les applications sont développées par les services tiers, ou depuis une base fournie. C'est notamment le cas de Netflix dont l'intégration a été pensée pour faciliter au mieux la gestion du compte et de l'abonnement.

« Ils sont exigeants mais très pros dans la façon qu'ils ont de travailler pour que l'expérience utilisateur soit la meilleure possible. Ils fournissent par exemple des outils pour détecter la moindre image qui ne serait pas affichée. Si l'application ne correspond pas à leur niveau de qualité, elle est refusée » nous confie une personne ayant travaillé sur le projet. 

Bien entendu on retrouve les éléments classiques chez Free : un catalogue de 600 chaînes (presque aucune en 4K), plus de 100 services de replay, l'enregistrement des programmes, le Picture-in-Picture. Le tout pouvant être piloté par une application mobile amenée à évoluer, notamment pour intégrer des services tiers comme l'abonnement LeKiosk.

Freebox Delta Player DevialetFreebox Delta Player Devialet
Crédits : David Legrand (licence : CC-BY-SA 4.0)

Les fiches se veulent plus complètes, avec une recommandation d'autres contenus et une gestion des acteurs, réalisateurs, etc. Cela peut être utilisé d'un clic dans un élément de l'interface, mais aussi lors d'une recherche lancée de manière classique ou via l'assistant vocal.

« Ok Freebox » permet de répondre aux requêtes de contrôle de l'interface de Free. La détection du mot-clé de base est locale. « Cela a été un enjeu lors du développement, où nous devions garder le secret mais aussi récolter des centaines d'échantillons de voix pour la prononciation du mot Freebox », nous confie un proche du dossier. Ce sont donc certains employés du FAI qui ont été mis à contribution, ce qui n'a pas empêché les fuites.

Tout passe ensuite par les serveurs du FAI, une étape nécessaire, notamment pour les requêtes complexes. Pour l'assistant Alexa, cela passe directement par les serveurs d'Amazon, là aussi après la détection du mot-clé en local. Il ne semble pour le moment pas prévu de désactiver l'un ou l'autre de manière logicielle. Dommage.

Proposer l'essentiel, sans dépendre d'un tiers

Pourquoi ne pas s'être plutôt reposé sur Android TV comme pour la Mini 4K ? Sans doute pour garder une certaine indépendance sur une box haut de gamme où Free espère certainement garder la valeur de ses clients les plus dépensiers. Surtout, l'équipe dit avoir appris de cette précédente tentative : « les clients vont dans le Play Store, installent quelques applications, essentiellement pour consommer du contenu multimédia, et rien de plus ». 

Les jeux et autres applications annexes seraient ainsi mis de côté au profit des MyCanal, Netflix, Kodi et autres VLC. Free a donc décidé de multiplier les partenariats sur ce terrain. C'est toujours une solution maison qui est utilisée pour la (dé)compression des différents formats. uPnP et AirMedia sont gérés, mais pas AirPlay d'Apple ou Cast de Google, ces sociétés gardant pour elles (et leurs partenaires) ces protocoles largement déployés dans les applications mobiles.

De ce point de vue, trouver un accord avec Netflix a sans doute été l'un des paliers principaux à franchir. Xavier Niel qui se dit toujours en bon terme avec le service de SVOD, malgré des relations parfois tendues par le passé, lui a dressé un véritable tapis rouge : intégration d'un bouton aux télécommandes, abonnement de base (1 écran, SD) à tous les clients One et Delta, avec possibilité de passer à l'échelon supérieur pour quelques euros ou d'intégrer un abonnement déjà souscrit ailleurs. Des options et des applications arrivent pour les autres offres.

Canal+ est toujours très présent, avec là aussi une intégration native à l'offre du bouquet TV by Canal dans l'abonnement Delta et Révolution (mais pas One, allez comprendre). Une boutique consacrée à la vidéo à la demande (VOD) en 4K est aussi proposée dans les Freebox One et Delta. D'autres intégrations sont également évoquées.

Freebox Delta Player DevialetFreebox Delta Player Devialet
Crédits : David Legrand (licence : CC-BY-SA 4.0)

C'est notamment le cas de Dailymotion, Qobuz, Spotify (via Connect) Twitch ou encore YouTube. Malgré la présence avancée des services d'Amazon dans l'offre Delta (dont l'assistant Alexa), il n'est pour le moment pas question du service de SVOD Amazon Prime Video. Est-ce que celui-ci arrive ? Impossible à dire pour le moment. Pour des cas comme OCS, c'est un peu différent. En effet, bien que la confusion soit courante, ce n'est pas un service de SVOD. Si aucune application dédiée n'est mise en avant, le bouquet et son replay sont bien proposés par Free.

Une chose est sûre, ce n'est que le début et bien d'autres partenariats sont en cours de finalisation, certaines annonces devant arriver rapidement. On attend également de voir si des applications telles que Kodi ou VLC, dont la mouture 4.0 avec une bibliothèque pensée pour les interfaces de type TV arrive, sont prévues.

On risque tout de même de retomber dans un aspect Minitel, avec des services mis en avant lorsque Free y a un intérêt. Ainsi, vous ne pouvez pas profiter de votre abonnement à Molotov, donc de vos précieux enregistrements, sur la Freebox Delta. Le service étant plutôt un concurrent, cela pourra-t-il changer à terme ? Impossible à dire. Ce n'est sans doute pas le partenariat que Free est le plus pressé de concrétiser.

Une double télécommande : faites votre choix

Lorsque la « Freebox v7 » était une inconnue en retard, une rumeur a été reprise ici ou là : sa télécommande est innovante et serait à l'origine des problèmes en dernière ligne droite. Si tout le monde s'est refusé à vraiment nous confirmer l'information, une chose est sûre : Free semble conscient que son nouveau bébé ne va pas plaire à tout le monde.

En effet, il s'agit d'un modèle tactile à écran OLED (16 niveaux de gris), dépourvu de micro. Si elle reprend la mécanique de pression sur telle ou telle zone, accompagnée de gestuelles spécifiques comme un glissé circulaire du doigt pour modifier le volume par exemple, elle devrait perturber les utilisateurs qui tiennent à leurs habitudes.

C'est ce qui semble être ressorti des premiers tests, certains adorant, d'autres ayant un peu plus de mal à s'habituer. Surtout qu'elle dispose d'un fonctionnement contextuel : les boutons peuvent s'adapter à l'application lancée. Les développeurs peuvent ainsi adapter la keymap, à leurs besoins ce qui sera bientôt proposé dans le SDK public.

Freebox Delta Player DevialetFreebox Delta Player Devialet
Crédits : David Legrand (licence : CC-BY-SA 4.0)

Free a ici fait le bon choix : proposer également une télécommande classique. Il s'agit du modèle gris soft touch, avec micro, livré avec la Freebox One. Un peu épaisse, cette version fonctionne avec des piles. La télécommande tactile exploite de son côté une batterie qui se charge uniquement sans fil, via l'emplacement prévu sur le boîtier Player (voir ci-dessus).

Impossible de faire autrement. On aurait par exemple apprécié de pouvoir utiliser un câble USB Type-C, ce n'est pas le cas. Il faudra donc penser à la recharger régulièrement pour ne pas se retrouver sans batterie. Un point qui ne semble pas effrayer les équipes de Free, qui promettent au moins une semaine d'autonomie. 

Où placer le Player Devialet chez soi ? That's the question

Cette question met en lumière un problème plus large pour un boîtier tel que le Player Devialet : la façon dont il pourra être utilisé par les clients, dans des installations qui sont celles de Monsieur Tout le monde. 

En effet, par sa taille imposante, sa forme, la spatialisation du son qu'il offre, il n'est pas fait pour être placé dans un meuble. Mais à cause de son épaisseur, il ne peut pas forcément être placé devant la télévision. Le cas idéal est celui mis en avant par Free dans ses visuels officiels : posé sur un meuble avec la TV accrochée au mur (voir ci-dessous).

Mais combien de clients du FAI ont ce type d'installation ? Combien de ceux qui ont d'ores et déjà commandé la Freebox Delta (ou veulent le faire) ont conscience de cette contrainte ? Sur ce point, il sera intéressant d'analyser les manuels qui seront diffusés par Free, afin de voir quels conseils de placement seront donnés. 

Freebox Delta Player Devialet

Publiée le 10 décembre 2018 à 16:38


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