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Comment (ré)installer proprement son Windows 10
OS

Comment (ré)installer proprement son Windows 10

Goold old days
18 min

Votre PC va mal. À force de tests, de mises à jour, d’installations et de modifications, Windows 10 est détraqué. Vous pouvez réinitialiser le système, mais un formatage peut être nécessaire. Voici un guide pour ne pas oublier d’étape importante.

Pourquoi un guide sur la réinstallation de Windows ? Parce que l’opération, devenue plus rare avec le temps, reste nécessaire quand la machine fonctionne mal, même quand la cause n’est pas parfaitement identifiée.

Les raisons poussant à une réinstallation sont multiples. La fiabilité ayant augmenté progressivement avec les versions de Windows, l'une des plus courantes est tout simplement un besoin de grand ménage après de multiples évolutions. Il n’est pas rare de trouver des machines ayant été livrées avec Windows 7 migrer vers Windows 8, puis 8.1 et enfin 10, sans parler des évolutions semestrielles de ce dernier.

Le mécanisme utilisé par Windows 10 permet – théoriquement – de chasser bon nombre de problèmes qui existaient auparavant. Windows Update télécharge ni plus ni moins qu’un système « vierge » et à jour, sur lequel il réapplique ensuite les paramètres de l’utilisateur.

Mais avec le temps, le système n’est plus nécessairement le problème : les nombreuses applications, les modifications du registre, l’utilisation de bêtas, l’installation de pilotes et autres peuvent mener à une accumulation trop importante de problèmes. Sans parler des éventuels malwares.

Windows 10 dispose d’un mode de démarrage avancé permettant de réinitialiser complètement le système. Cette option est à privilégier si vous êtes certain(e) que le système n’a pas de problème. Auquel cas vous retrouverez un Windows 10 vierge de toute modification, à une exception près : les données personnelles seront toujours là, du moins celles contenues dans les dossiers standards (Bureau, Documents, etc.). Il faudra ensuite tout réinstaller, comme sur une machine neuve. Vous trouverez ces fonctions dans Paramètres > Mise à jour et sécurité > Récupération.

Si vous préférez repartir sur une base « propre », il faudra passer par la case redémarrage. Vous venez de changer plusieurs pièces importantes et souhaitez en profiter pour repartir du bon pied ? Suivez le guide.  Il s'adresse aussi bien à ceux qui souhaitent simplement installer le système sur une configuration neuve. Il suffira de sauter le chapitre consacré aux sauvegardes.

Les sauvegardes : le long et indispensable inventaire

De toutes les opérations à mener, celle-ci est de loin la plus importante. Réinstaller un PC depuis zéro suppose un formatage, donc la suppression de toutes les données présentes sur le stockage. Que vous ayez un SSD de 128 Go ou un disque dur de 2 To n’y changera rien : vous avez très probablement des documents et informations que vous ne souhaitez pas perdre.

Ces données peuvent revêtir plusieurs formes. On pense bien sûr aux documents Word, tableaux Excel, l’ensemble des photos, vidéos et musiques, mais il faut généraliser cette recherche à l’ensemble des logiciels capables de produire des données personnelles.

Les fichiers à récupérer sont parfois moins évidents. Vous avez des jeux installés ? Vous aurez sans doute envie de garder vos sauvegardes. Selon les titres, leur emplacement peut être extrêmement varié. L’édition Java de Minecraft place par exemple ses données dans le dossier caché AppData, que vous trouverez dans Utilisateurs > XXX, où XXX est le nom du compte personnel. Il faudra ensuite se rendre dans Roaming > .minecraft.

Vous y trouverez les dossiers resourcepacks et saves, et à l’intérieur respectivement vos packs de textures et sauvegardes. Pour afficher les dossiers cachés, rendez-vous dans l'onglet Affichage de l'Explorateur et cochez la case Éléments masqués.

Civilization MinecraftCivilization Minecraft
Les dossiers de sauvegarde pour Civilization VI et l'édition Java de Minecraft

Ce n’est qu’un exemple illustrant la complexité potentielle des jeux : selon les titres, les éditeurs et les plateformes, la situation peut être très différente. Dans le cas des jeux Blizzard notamment, toutes les sauvegardes sont faites en ligne, via le compte utilisateur. De manière plus générale, il faut vérifier si le jeu est lié à un compte en ligne, et si oui la sauvegarde éventuelle sur les serveurs de l’éditeur.

Méfiance car la présence d’une plateforme en ligne n’est pas une garantie. Le cas de Steam est emblématique puisque la sauvegarde en ligne sera disponible pour certains jeux, mais pas pour d’autres. Par exemple, Fallout 4 n’a aucun problème à envoyer ses fichiers chez Valve, dans la limite de la place disponible. Civilization VI, dont les sauvegardes sont pourtant beaucoup moins volumineuses, ne peut pas le faire.

On peut cependant vérifier facilement si un titre dispose ou pas de la fonction. Il faut entrer dans les propriétés de chaque titre (via un clic droit sur son nom) puis aller dans l’onglet Mises à jour. Si vous voyez en bas une section Steam Cloud avec une case à cocher (elle l’est peut-être déjà), c’est que le jeu peut synchroniser ses sauvegardes avec le compte Steam.

L’opération peut être lourde en cas de très longue liste, mais c’est le seul moyen de s’en assurer. Si vous avez la place nécessaire, vous n’aurez pas besoin de gérer les fichiers en local.

Steam Clound SyncSteam Clound Sync
Fallout 4 permet de synchroniser les sauvegardes en ligne, pas Civilization VI

Côtés documents et plus généralement « fichiers de travail », là encore tout dépend de ce que vous utilisez. De nombreux logiciels récents sont liés à des comptes permettant de synchroniser les données. Par exemple, la mise à jour de janvier pour Office 365 utilise OneDrive comme destination par défaut.

D’autres outils comme Photoshop ou Visual Studio synchronisent également leurs paramètres, si vous disposez bien sûr du compte idoine. Dans le cas d’Adobe, un abonnement au Creative Cloud donc. Attention cependant à certains éléments tiers comme les polices.

L’étape de sauvegarde peut devenir rapidement rébarbative si on utilise de nombreuses applications. Mais pas le choix : il faut réfléchir à chaque cas d’utilisation, l’un après l’autre, et se poser systématiquement la question des données à sauvegarder et des éventuels fichiers de configuration (JetBrains par exemple).

Même si de nombreuses informations sont stockées dans le dossier Documents, mieux vaut prendre son temps et s’assurer que l’inventaire a été fait. En outre, certaines applications doivent être désactivées pour libérer la licence attachée à la machine. On pense notamment à iTunes et ses autorisations, ou au correcteur Antidote.

Enfin, un dernier point : OneDrive. Si vous avez déjà installé l’October 2018 Update et que vous vous servez du service de synchronisation de Microsoft, il a probablement activé une option de sauvegarde supplémentaire pour les dossiers Bureau, Documents et Images.

Pour le vérifier, ouvrez les paramètres du client via un clic droit, puis allez dans l’onglet Enregistrement automatique, et cliquez enfin sur « Mettre à jour les dossiers ». Dans le panneau qui s’ouvrira, vous saurez si OneDrive gère effectivement ces dossiers. Auquel cas, après réinstallation et réactivation de OneDrive, tous les fichiers présents dans ces répertoires seront automatiquement restaurés.

Notez bien que quelle soit l'ampleur des « travaux » de sauvegarde, il faudra les répéter pour chaque compte utilisateur de la machine. Sous Windows, comme dans la grande majorité des systèmes d'exploitation, chaque compte dispose en effet de ses réglages et documents.

Que faire de ses données ?

La réponse dépend énormément de la configuration de votre machine et de votre usage quotidien. Si vous utilisez essentiellement Office, vous utilisez peut-être OneDrive, Dropbox, Google DriveMEGA ou autre pour ne pas avoir à vous poser cette question.

Globalement, un service cloud vous permettra effectivement de ne pas vous soucier des éventuelles pertes de données. C’est d’ailleurs la clé de leur succès, outre leur disponibilité sur l’ensemble des appareils reliés au compte : en cas de plantage complet du système (quel qu’il soit) ou de panne matérielle, ces données essentielles ne seront pas perdues.

Si vous n’utilisez ou n’aimez pas l’idée du cloud, la seule solution est donc la sauvegarde locale. Dans le cas d’un PC, vous avez peut-être comme de nombreux utilisateurs un SSD dédié à Windows et un disque dur classique pour le stockage des données. Auquel cas toutes les données à garder peuvent être placées dans un dossier dédié sur ce deuxième disque. Même constat pour un disque dur qui aurait été découpé en plusieurs partitions, avec l'une pour le système, l'autre (ou les autres) pour stocker ses données, des jeux, etc.

Autre cas typique : l’ordinateur portable. Les chances sont alors beaucoup plus grandes que la machine ne contienne qu’une seule unité de stockage. Il faudra donc passer par une unité de sauvegarde externe, comme une clé USB, un disque dur ou un NAS. Si vous avez beaucoup de données à sauvegarder, utiliser une clé USB rapide peut être un bon compromis.

Attention tout de même, on ne peut pas considérer les périphériques externes comme une possibilité de sauvegarde à long terme, un NAS (proposant une redondance via le RAID) est beaucoup plus indiqué dans ce cas.

Si vous comptez d’ailleurs répéter souvent ce processus de sauvegarde, il sera intéressant de vous pencher sur les logiciels spécialisés qui peuvent être proposés avec votre NAS, mais aussi d'autres comme Comodo BackUp (création de compte nécessaire, en anglais), SyncBack ou Easeus Todo Backup.

Ils permettent de déclarer des dossiers à surveiller et d’en automatiser la sauvegarde sur une base régulière, le choix de la fréquence ne dépendant après que de vous.  Attention, les possibilités peuvent varier grandement suivant les solutions.

Préparation d’une clé USB

L’installation de Windows 10 est de manière générale beaucoup plus simple que les versions précédentes du système, même si la situation avait été simplifiée dès Windows 8.

Le moyen le plus simple est de préparer une clé USB. D’abord parce que leur prix a tellement chuté qu’un modèle de 8 Go (largement suffisant) ne vous coûtera que quelques euros. Essayez dans la mesure du possible d'en prendre une en USB 3.0 (elle sera rétrocompatible USB 2.0) avec un débit de plusieurs dizaines de Mo/s au minimum, cette SanDisk Ultra de 16 Go (jusqu'à 100 Mo/s) à 8 euros par exemple.

Ensuite parce que sa petite taille permettra de la ranger dans un endroit en cas d’éventuelle réinstallation plus tard. Enfin, parce que la mémoire flash permet une installation rapide, même si le temps dépend aussi du type de stockage utilisé sur l’ordinateur (SSD ou disque dur).

Si vous n’avez que faire des outils spécialisés dans ce domaine, vous pouvez récupérer directement l’utilitaire fourni par Microsoft. Pesant un peu moins de 20 Mo, il se chargera de télécharger l’image ISO du système dans sa dernière révision majeure (donc pour l’instant l’October 2018 Update) puis de préparer automatiquement la clé USB après l’avoir formatée. Attention donc à ce moment si vous utilisez une clé déjà en votre possession, les données stockées n’y résisteront pas.

Windows téléchargement USB outilWindows téléchargement USB outilWindows téléchargement USB outil

Notez que l’utilitaire permet d’enregistrer l’image ISO sur l’ordinateur pour plus tard. C’est d’ailleurs là qu’il affiche une vraie carence : le relancer plus tard ne permettra pas de sélectionner cette image, par exemple dans le cas d’un achat de clé en attente. Vous pourrez alors consulter notre dossier consacré à ce thème. Vous y trouverez plusieurs noms d’utilitaires adaptés avec leurs liens de téléchargement et un guide général d’utilisation.

Une fois la clé prête, le dernier point à vérifier est la configuration du BIOS/UEFI pour s’assurer que l’ordinateur démarrera bien sur la clé USB, rendue « bootable » par l’un ou l’autre des utilitaires. Attention, selon la machine, il peut arriver qu’il faille brancher la clé pour qu’elle apparaisse comme lecteur de démarrage potentiel, tandis que d’autres se contenteront très bien d’une simple indication de type « démarrage sur port USB ».

Enfin, précisons que cette clé peut être préparée depuis n'importe quel ordinateur capable de lancer l'utilitaire. Utile par exemple si vous vous retrouvez coupé d'Internet ou que votre connexion est lente. Avec un ADSL à 10 Mb/s ou moins, le téléchargement peut en effet saturer la connexion pendant une heure ou davantage.

L’installation de Windows : l'étape la plus simple

L’installation elle-même ne pose aucun problème majeur. Bon gré mal gré, cette phase est simplissime, impliquant qu’elle est à la portée d’une grande majorité des utilisateurs, tout en ne permettant pas aux plus connaisseurs de la personnaliser. Un reproche fait à Microsoft depuis des années et qui aura des conséquences, comme nous le verrons.

Tout ce que vous aurez à faire, une fois le processus démarré, sera de choisir la langue du système, d’entrer la clé de licence et choisir l’édition correspondante. Oui curieusement Windows vous demandera de choisir l'édition sans vraiment tenir compte de la clé.

Dans l'immense majorité des cas, ce sera une Familiale ou Professionnelle (classique, sans N ou autre). Mais si vous installez une Professionnelle avec une clé Familiale, Windows ne s'activera pas et vous réclamera des comptes.

Il faudra ensuite accepter la licence d'utilisation, puis choisir la partition d'installation après avoir sélectionné « Personnalisé ». De là, vous aurez accès aux partitions détectées. Vous devez repérer celle qui servait à Windows – sans vous tromper, le moyen le plus simple de vérifier étant de repérer sa taille avant de lancer les opérations – la formater puis la choisir pour continuer.

  • Windows 10 installation
  • Windows 10 installation
  • Windows 10 installation
  • Windows 10 installation
  • Windows 10 installation
  • Windows 10 installation

À ce moment, Windows lance la copie des fichiers et va redémarrer une ou deux fois selon les cas pour appliquer les changements, notamment après une phase initiale de détection du matériel. Vous n’avez rien à faire, simplement à attendre. Le temps dépend à ce moment fortement des performances de votre machine, en majorité du type de stockage utilisé. Dans le cas d’un SSD, l’installation complète ne prend pas plus d’une dizaine de minutes.

Après quoi vous arriverez sur l’assistant de configuration initiale.

La configuration après le premier démarrage

Les mises à jour April et October 2018 ont largement renforcé cette étape. La configuration était au début beaucoup plus simple, mais les critiques et les CNIL s’en sont mêlées.

Pour rappel, la commission française avait mis en demeure l'entreprise, avant d’estimer que le travail avait été fait grâce à une série de progrès. Il lui était principalement reproché un trop grand nombre d’informations émises par le système via la télémétrie et un manque flagrant de choix dans les réglages.

Revers de la médaille, les questions posées par le système sont beaucoup plus nombreuses : choix de la région, disposition du clavier, création d’un compte local ou connexion au compte Microsoft, activation de OneDrive, acceptation de Cortana, utilisation de l’historique des activités, reconnaissance vocale en ligne, géolocalisation globale puis de l’appareil, niveau des données de diagnostic, amélioration d’écriture manuscrite et saisie, et enfin expériences puis publicités « personnalisées ».

  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale
  • Windows 10 OOBE configuration initiale

Aucun choix n’est sélectionné par défaut, un bon point en matière de respect de l’utilisateur. Même si les questions sont nombreuses, il ne faudra pas plus de quelques minutes pour passer cette étape.

Le plus long concerne la gestion du compte. Si vous aviez un compte local, vous pouvez toujours le recréer, l’étape étant plus simple qu’avant. Si vous utilisiez un compte Microsoft, il faudra le renseigner, valider la connexion et s’attendre donc à ce que la session rappelle un certain nombre de paramètres, comme le fond d’écran et le thème utilisés auparavant.

C’est en arrivant sur le bureau que le travail va vraiment commencer.

Des mises à jour et des pilotes

Avant même que vous commenciez vraiment à réinstaller ce qui vous manque, il est préférable d’ouvrir les Paramètres de Windows et d’aller directement chercher les mises à jour.

Comme toujours, la rapidité de cette étape dépend de votre connexion Internet et des performances de votre stockage. Si vous avez la fibre et un SSD, 10 minutes suffiront en tout à télécharger, installer et finaliser les mises à jour après un redémarrage. Avec l’ADSL et un disque dur, l’opération peut réclamer jusqu'à 45 voire 60 minutes.

Dans l'intervalle, vérifier que votre Windows est correctement activé. Vous le verrez en ouvrant les Paramètres, section Mise à jour & sécurité puis Activation. Le système et ses mises à jour étant installés, on peut ensuite attaquer les choses sérieuses, à commencer par les pilotes.

Il n’y a rien de plus varié que le matériel d’un PC. Il est le principal facteur de décision côté Microsoft pour le déploiement des mises à jour majeures. La dernière en date, l’October 2018 Update, n’est ainsi pas encore installée chez tout le monde – et de loin. Ce qui implique une vérification que tous vos composants et périphériques disposent bien d’un pilote adapté à cette version avant d’y passer, puisque la préparation de la clé USB récupère nécessairement la dernière révision de Windows.

NVIDIA panneau de configurationCreative panneau contrôle Sound Blaster
Windows Update récupèrera le panneau NVIDIA, mais pas celui de Creative

Dans de très nombreux cas, le système va se charger lui-même de récupérer les pilotes via Windows Update. C’est valable notamment pour les cartes graphiques, même si la version téléchargée n’est pas la dernière et que les outils supplémentaires ne sont pas toujours fournis. Rien ne vous empêche en revanche de récupérer le pilote sur les sites d’AMD, Intel ou NVIDIA pour lancer vous-même l’installation.

Si tout fonctionne correctement, c’est probablement que Windows a trouvé des pilotes pour chaque matériel détecté. Cela ne signifie pas que ce pilote soit idéal, mais vous pourrez gérer cette situation par la suite, la machine étant alors parfaitement utilisable. Si vous utilisiez par exemple une carte son ayant déjà plusieurs années comme une Audigy FX de Creative, le son fonctionnera mais le panneau de contrôle sera absent. Rien n’empêche donc d’installer soi-même le pilote téléchargé sur le site officiel.

Pour être certain de ne rien oublier, vous pouvez vous rendre dans le Gestionnaire de périphérique, via un clic droit sur le menu Démarrer. On pourra y repérer les composants et périphériques semblant rencontrer des problèmes. Dans certains cas, il pourra s'agir des pilotes de la carte mère, qu'il faudra alors récupérer sur le site du fabricant.

Le grand tri

Depuis que Windows 10 est commercialisé, Microsoft a la détestable habitude de fournir un grand nombre d’applications maison ou tierces. L’ouverture du menu Démarrer après l’installation du système a de quoi faire peur. Au point que la question mérite d’être posée : à quel moment l’éditeur a-t-il estimé que c’était une bonne idée ? Le premier mot qui viendra à l’esprit de bien des utilisateurs sera tout simplement « bazar ».

Avant l’October 2018 Update, peu d’applications fournies par défaut dans Windows 10 pouvaient être désinstallées. On ne pouvait supprimer dans les grandes lignes que toutes celles fournies grâce à de juteux contrats. Exemple typique : Candy Crush. Windows 10 étant un système payant, on pardonne difficilement à Microsoft de vouloir remplir son menu Démarrer à grands coups de truelle, affectant directement l’expérience utilisateur.

Windows 10 Start

Après la suppression des éléments tiers ne vous intéressant pas – via un clic droit puis Désinstaller – vous pourrez vous penchez sur les cas de Solitaire Collection, My Office, OneNote, Print 3D, Skype, Astuces ou encore Météo.

Notez tout de même que la grogne des utilisateurs est entendue chez Microsoft puisque dans les bêtas actuelles menant à la prochaine mise à jour majeure (attendue pour avril), on peut ainsi désinstaller la visionneuse 3D, la calculette, Calendrier, Courrier, Groove, Films & TV, Paint 3D, l’outil Captures d’écran, Sticky Notes et l’enregistreur vocal. De quoi faire donc prochainement un très sérieux ménage et obtenir beaucoup plus facilement le Windows que l’on souhaite.

Si vous n’avez pas peur de plonger dans les lignes de commandes, sachez que ces suppressions sont déjà possibles. Il faudra passer par une console PowerShell et suivre les instructions très complètes (en anglais) données sur cette page. Attention, ces applications sont considérées comme toujours très intégrées au système et leur suppression peut réserver des surprises. En cas de problèmes, il sera toujours possible de les réinstaller depuis le Windows Store.

Pour notre part, on signalera simplement que ces problèmes n’auraient pas lieu si le processus d’installation de Windows 10 laissait simplement le choix entre des modes par défaut et personnalisé. Le second permettrait alors de décocher tout ce qui semble hors sujet, évitant d’avoir à installer tous ces éléments pour ensuite les désinstaller. En matière d’expérience utilisateur, on a clairement vu mieux.

Bon, et après ?

Après le tri, vous pouvez considérer que Windows est prêt. Il ne vous reste plus qu’à vous lancer dans la réinstallation de toutes les applications que vous aviez avant. Ou pas.

Le formatage est l’occasion souvent d’une réflexion sur ce qui était utilisé avant. Réduire le nombre de logiciels au strict nécessaire n’a dans tous les cas que des avantages, à partir du moment bien sûr où vous ne vous supprimez aucune fonction courante. La règle est simple : moins il y a de choses installées sur votre ordinateur, plus vous réduirez les éventuels problèmes, et moins la surface d’attaque sera importante. Cette dernière est tout simplement l’ensemble du code pouvant faire l’objet d’une attaque par un malware, par l’exploitation d’une faiblesse.

Ce peut être également l’occasion de se lancer dans des alternatives, notamment libres. Par exemple, 7-Zip plutôt que Winzip ou WinRAR. Plus important encore, la question des navigateurs, comme nous le faisions remarquer récemment devant la position désormais dominante de Chrome. Vous pouvez bien sûr utiliser Edge fourni avec Windows 10, mais même lui passera à Chromium et son moteur de rendu Blink, essentiellement alimenté par Google.

Si vous payez un abonnement Office 365, autant le rentabiliser évidemment. Encore que vous pourriez être tenté par l’aventure LibreOffice si vous ne rencontrez aucun problème avec vos documents. La réflexion peut être ainsi généralisée à tous les logiciels avec des outils tels que Gimp ou VLC par exemple.

Bien sûr, si vous avez besoin d’outils spécifiques, notamment pour des raisons professionnelles, il sera difficile de faire autrement : Premiere, Visual Studio et autres mastodontes. En définitive, vous êtes l’utilisateur et vous choisissez. Et si tout se passe mal… il sera toujours possible de reprendre ce guide depuis le début.

Publiée le 05 février 2019 à 18:19


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