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(Màj) Qwant : des résultats datés, limités (mais répétés)
Services MàJ Crédits : alexsl/iStock

(Màj) Qwant : des résultats datés, limités (mais répétés)

Dark (pattern) vendor
24 min

Mise à jour du 6 août 2019 à 15:49 :

Nous avons ajouté en bas de l'article la réaction de Qwant, reçue ce mardi 6 août.


Marc Longo, « concurrent » de Qwant condamné pour « dénigrement », accusait le moteur de ne pas avoir mis à jour son index depuis 2017. Non seulement il y a bien des résultats datés, mais Qwant limite aussi à 50 le nombre de résultats affichés par mots-clefs. Il les répétait jusqu'à 12 fois, laissant penser qu’il aurait indexé bien plus de pages qu’en réalité. Suite à notre enquête, Qwant a mis fin à ces étranges duplications. 

Après avoir exposé la génèse de ce qui a amené Marc Longo à être condamné pour « dénigrement » par le tribunal de commerce de Paris, pour avoir osé critiquer Qwant (voir  le premier volet de notre enquête), restait à vérifier ses accusations. 

Pour mémoire, le tribunal de commerce de Paris a en effet rappelé que « la divulgation d’une information de nature à jeter le discrédit sur un concurrent constitue un dénigrement, peu important qu’elle soit exacte, l’exception de vérité n’étant pas admise en matière de dénigrement » (nous avons souligné ce passage, NDLR).

Dans l’enquête du Virus informatique, un développeur de Qwant avait expliqué que « pour le moment, les 4 000 requêtes les plus fréquentes, représentant 40 % des recherches textuelles, sont traitées avec l’outil de Qwant, les autres étant encore sous-traitées à Bing de Microsoft ».

Nous avons donc effectué des recherches sur plusieurs des mots-clefs identifiés par l’huissier mandaté par Marc Longo comme relevant de l’index de Qwant et qui, en avril-mai, ne renvoyaient que des résultats datant de 2017.

Si plusieurs de ceux qui l’avaient renvoyé à des recherches périmées ont été depuis corrigés (parfois nettoyés, de sorte de ne plus avoir l’année 2017 dans le champ « titre » des pages indexées), il en est d’autres dont le contenu continue à dater.

En mai dernier, l’huissier avait en effet effectué un second constat de... 600 pages, portant sur « certains des mots les plus utilisés par les internautes sur les moteurs de recherche (Macron, Brigitte macron, Marine le Pen, SNCF, France 2, France 5, Carrefour, France 3, le Bon coin, BNP, LCI, Airbus, la Banque postale, gmail, etc.) », censés émaner de l'index de Qwant.com, mais dont aucun n'était, alors, « postérieur à 2017 », comme l’atteste cette capture d’écran, que Longo avait tweeté peu de jours avant d’être condamné :

Qwant

À l'époque, YouTube était associé à 99 occurrences de l’année 2017, contre aucune en 2018 et 2019. La même requête, mi-juillet, était associée à 102 occurrences de 2017, 0 en 2018 et 4 pour l’année 2019. Une recherche YouTube sur Bing révèle par ailleurs que les résultats fournis aujourd’hui par Qwant sont très différents de ceux donnés par le moteur de recherche de Microsoft, et qu'ils émanent donc a priori de l'index de Qwant.

« lol watch this »

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Publiée le 02 août 2019 à 18:06

Mise à jour le 06 août 2019 à 14:17


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