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« Nous venons de créer une industrie de la confidentialité »
Securité Crédits : peterhowell/iStock

« Nous venons de créer une industrie de la confidentialité »

Du Big data au Small data
7 min

Alors qu'un rapport de l’Association internationale des professionnels de la vie privée (IAPP) répertorie plus de 250 startups espérant capitaliser sur le commerce des services de protection des données, un livre blanc du Future of Privacy Forum (FPF) détaille 10 risques à surveiller et 10 technologies émergentes à développer ces 10 prochaines années.

Avec l’adoption du California Consumer Privacy Act, entré en vigueur le 1er janvier, de nombreuses startups se lancent dans le business de la protection de la vie privée, rapporte NBC News.

Un rapport (PDF) de l’Association internationale des professionnels de la vie privée (IAPP), le bien nommé « Privacy Tech Vendor Report », en répertorie plus de 250, offrant des services de nettoyage de données personnelles ou d’accompagnement à la mise en conformité des entreprises, de management du consentement, de réponse aux incidents, de surveillance des activités, de désidentification ou de pseudonymisation.

« Nous venons de créer une industrie de la confidentialité », explique Alastair Mactaggart, responsable de Californians for Consumer Privacy, organisation qui a poussé l'État à adopter sa nouvelle loi sur la confidentialité, qui donne aux gens le droit de savoir ce que les entreprises savent à leur sujet, et le droit de bloquer la vente de ces informations à d'autres. Et ce, a fortiori parce que, dans la foulée du RGPD, de nombreuses entreprises ont décidé de l’appliquer au niveau national.

Le nombre de startups aurait quintuplé en trois ans, l’annuaire de l’IAPP étant passé de 44, début 2017 à 259 en octobre dernier. Il compte sa première « licorne », OneTrust, valorisée 1,3 milliard de dollars lors d’une levée de fonds l’été dernier. Son logiciel de « management de la vie privée » serait utilisé par 5 000 clients, dont 40 % des Fortune 500. 

Du fait de la médiatisation croissante des fuites de données personnelles et des risques que le RGPD leur fait peser, de plus en plus d'entreprises passent d'une conformité manuelle à une automatisation opérationnelle, explique l’IAPP. Ce qui explique aussi pourquoi de plus en plus de fonds d’investissement et de capitaux risqueurs s’intéressent à ces startups, qui font aussi l’objet de plus en plus de fusions-acquisitions, en vue de la « consolidation du marché ».

Reste que la majeure partie ne vise pas tant à protéger la vie privée des internautes qu'à aider leurs clients à gérer et protéger les données des gens, en conformité avec les lois et règlements.

De l’« Internet des corps » aux données personnelles « de synthèse »

Le Future of Privacy Forum (FPF), de son côté, vient de publier un livre blanc consacré aux 10 risques et 10 technologies émergentes à surveiller ces 10 prochaines années. Sans surprise, la biométrie arrive en première place.

Non seulement pour ses systèmes de reconnaissance vocale et faciale, mais également comportementale, physiologique (de la peau aux battements de cœur), et même « potentiellement génétique ». Le FPF pointe du doigt les risques en matière de biais liés au sexe ou à la couleur de peau (les femmes, et les personnes de couleur, étant moins bien « reconnues » que les hommes blancs), mais également le fait que « le marché des gadgets, cosmétiques et vêtements de “camouflage biométrique” est en pleine expansion ».

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Publiée le 07 février 2020 à 16:30


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