Options Mon compte Next INpact
Affichage
Modifications sauvegardées
  • Smileys
  • Images
  • Commentaires par actu
  • Commentaires sous les news
  • Taille de police
Close

Vous consultez la version mobile de ce contenu.

Cliquez ici pour être redirigé vers la version complète, ou attendez 5 secondes. Fermez ce pop-up pour continuer sur la version mobile.

5
secondes
Freebox Pop (v8) : comment Free devrait faire évoluer son offre
FAI

Freebox Pop (v8) : comment Free devrait faire évoluer son offre

Au moins, ce sera difficile de faire pire
10 min

Free, ce n'est plus ce que c'était. En 20 ans, ce promoteur d'une offre accessible claire, innovante et où le client est libre, s'est peu à peu transformé en ce qu'il disait vouloir combattre : un fournisseur d'accès comme les autres. Alors que la Freebox Pop (v8) se prépare, que pourrait faire l'entreprise pour redevenir un véritable trublion ?

En 2002, Free cassait les codes avec une offre ADSL unique à 29,99 euros par mois et sa première Freebox. Un exploit renouvelé en 2011 avec la Révolution, deux boîtiers et un OS complets faisant office de NAS, en avance sur leur temps. Au point d'être encore considérée aujourd'hui comme une référence du genre, bien que sur le déclin.

Not Free Anymore

Depuis, Free a multiplié les impairs et virages par rapport à ce qui constituait ses valeurs. Son offre est devenue complexe avec pas moins de six forfaits, sans compter les anciens toujours proposés et autres ventes privées.

L'engagement y est le plus souvent la règle (hors Delta), tout comme le tarif faible valable « la première année » favorisant non pas les clients fidèles mais ceux qui changent régulièrement de crèmerie. Il y a aussi des incohérences, comme l'option TV incluse, à ajouter ou à retirer selon les cas et pas toujours au même tarif (qui dépend des jeux de remise de couplage et de TVA). Dans le cas de la Delta S, elle n'est tout simplement pas proposée. 

Fin 2018, on découvrait d'ailleurs deux nouvelles box : la One et la Delta, seules à bénéficier de la nouvelle interface TV. La première intègre la même partie modem que la Freebox Révolution, à quelques petites évolutions près. Sa partie multimédia est par contre plus véloce, mais son intérêt est limité par son aspect tout-en-un. Si votre TV n'est pas à côté de votre prise téléphonique ou de l'arrivée de la fibre, elle n'est pas pour vous.

La Delta bénéficie d'une partie modem intéressante, bien qu'imposante et moins facile à gérer du fait de son interface tactile en façade : fibre jusqu'à 10 Gb/s, cage SFP+ pour le réseau local à 10 Gb/s (hors cuivre), quatre emplacements pour HDD/SSD, gestion des machines virtuelles, ADSL+4G, Wi-Fi 5 (Wave 2, 160 MHz), USB 3.x dont Type-C, etc.

Son boîtier Player fait moins l'unanimité. Du fait de sa méthode de commercialisation tout d'abord, puisque l'on peut seulement l'acheter à 480 euros (en une ou plusieurs fois), alors qu'il est trop limité lorsqu'utilisé hors du réseau Free. Ensuite parce qu'il n'a pas tenu toutes ses promesses : la télécommande tactile a été un échec, l'assistant OK Freebox s'avère peu utile, on attend toujours le Dolby Atmos, aucune application de premier plan n'a intégré le Store, etc. 

Des regrets que l'on retrouve aussi sur le modem, avec des VM plus limitées qu'à leur début. Elles sont d'ailleurs un prétexte à ne pas intégrer de vraies nouveautés au sein de Freebox OS, qui n'évolue presque plus. Si vous voulez profiter de DNS over HTTPS, vous devrez installer votre propre serveur relai, par exemple.

La domotique est également un bon sujet d'espoirs déçus, puisqu'en dehors du pack de sécurité Free et de Somfy (unique grand partenaire), rien n'est exploitable malgré le support de SigFox et de nombreux autres protocoles/bandes de fréquences. Ainsi, bien que disposant de tout ce qu'il faut pour gérer des appareils en 2,4 GHz, il est impossible de contrôler directement des produits ZigBee, comme ceux de la gamme Philips Hue.

Dans ce cas, la gestion passe par l'application Freebox et l'API locale du pont Hue. Pour le reste, il faut installer JeeDom dans une machine virtuelle. Mais un seul port USB étant accessible aux VM, un seul protocole peut être exploité.

Offre Free Q2 2020
Ne cherchez aucune logique dans ces offres

Côté tarif, ce n'est pas plus intéressant ou cohérent. Avec ses offres Sosh sans engagement, dès 20 euros hors promotion, Orange est désormais bien plus accessible et intéressant que Free pour de petits besoins. Même pour une Freebox Crystal, dérivée de la Freebox HD (v5), limitée à l'ADSL, il faut compter 25 euros par mois. Proposée à 35 euros, la Mini 4K lancée en 2014 est la seule réellement à moins de 40 euros... parce qu'elle n'intègre aucun service particulier (excepté la TV).

Tous les autres forfaits comprennent forcément un mix de TV by Canal Panorama, Netflix, Amazon Prime selon les cas. Seule exception : la Delta S (40 euros), sans aucun service multimédia, lancée suite aux multiples critiques de la nouvelle offre. La grille tarifaire réserve également quelques surprises : la Freebox One à 40 euros dispose de Netflix mais pas TV by Canal Panorama. Pour la Freebox Révolution à 45 euros... c'est l'inverse. Trop complexe, l'ensemble est digne d'une matrice d'A/B Testing qui aurait oublié de prendre fin. Comme un symbole de la dérive de Free ces dernières années.

Sous peu, l'entreprise devrait (enfin) lancer sa Freebox v8, qui serait nommée Pop. On sait encore peu de chose à son sujet, si ce n'est qu'elle sera très certainement sous Android TV, avec du réseau à 2,5 Gb/s. Si l'on espère que le Wi-Fi 6 sera également de la partie à son tour, on attend surtout une refonte de l'offre.

Car plus que proposer de nouveaux boîtiers, Free doit retrouver de sa superbe. Et cela demandera forcément de repenser la gamme de forfaits en profondeur. Voici notre liste de souhaits « au père Niel ».

En finir avec l'engagement

Cet article est réservé à nos membres abonnés.

Publiée le 30 juin 2020 à 12:00


Chargement des commentaires